Développement durable : kezako ?

La notion de développement durable propose une conception de l'intérêt public qui tient compte des générations futures et de l'environnement dans sa globalité.

logo Développement durable, dessiné par Jacques Colon - 2010En 1987, la Commission mondiale des Nations Unies sur l’environnement et le développement publie un important rapport, intitulé Notre Avenir à Tous, ou Rapport Brundtland.

Ce rapport définit le Développement durable comme un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

Le concept de développement durable propose de concilier les trois sphères que sont l'environnement, le social et l'économique afin de :

  • Limiter l'impact négatif de nos activités sur l'environnement et garantir l'équilibre écologique de nos milieux de vie

  • Favoriser le bien être de tous dans une logique de progrès et d'équité sociale

  • Assurer un dynamisme économique et une pérennité des activités

Dans le cadre de ces recommandations des Nations Unies, les collectivités sont invitées à mettre en place des projets de développement durable, à travers des programmes d’actions locales appelés Agenda 21.

À l’échelle de Malakoff et de la Communauté d’agglomération Sud de Seine, cette préoccupation s’est concrétisée dans le cadre du Projet Territorial de Développement Durable.

Repères (chiffres et dates)

  • En 2010, on recense environ 600 millions d'automobiles dans le monde, contre 50 millions en 1950, 193 millions en 1970.
  • En 1969, 3,5 milliards d’être humains vivaient sur la Terre. Aujourd’hui, nous sommes 6,2 milliards. Une augmentation de 79 % en seulement 33 ans.
  • 1972 : Conférence des Nations Unies sur l’Environnement humain (Stockholm). Aboutit à la création du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, complément du Programme des Nations Unies pour le Développement.
  • 1987 : Rapport Brundtland. Consacre le terme de "Sustainable Développement", proposé en 1980 par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), et successivement traduit en français par "développement soutenable", puis "développement durable" ou "développement viable".
  • 1992 : "Sommet de la Terre" à Rio de Janeiro, conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement (CNUCED). Consacre le développement durable et adopte le Programme Agenda 21, la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement et la Déclaration de principe pour une gestion durable des forêts.
  • 1993 : Conférence mondiale sur les droits de l’Homme. Insiste sur le droit des populations à un environnement sain et le droit au développement.
  • 1995 : Sommet mondial sur le développement social. Se réfère à la notion de développement durable en approfondissant le volet social.
  • Juin 1997 : l'Assemblée générale des Nations Unies tire le constat d'un échec relatif de l'agenda 21. Pas d'entente sur une déclaration commune.
  • Décembre 1997 : Accords de Kyoto, en réaction à l'échec du sommet de juin. Proposent un calendrier de réduction des émissions des six principaux gaz à effet de serre considérés comme la cause principale du réchauffement climatique des cinquante dernières années.
  • 2002 : "Sommet de la terre" à Johannesbourg. Bilan décevant 10 ans après Rio. Un tiers des humains gagne moins de 1 dollar par jour. Leur préoccupation première n'est pas le développement durable mais tout simplement le développement minimal pour survivre.
  • En 2007, l’Union Européenne n’avait réduit que de 2% l’émission de substances polluantes qu’elle s’était engagée, dix ans plus tôt à Kyoto, à réduire de 8%. Malgré ce constat inquiétant, l’Union s’engage encore plus loin avec un objectif de réduction de 20% d’ici 2020, misant sur une dynamique portée par les multiples outils et incitations mis en place.

Agenda 21

L'Agenda 21, appelé aussi Action 21 est un plan d'action pour le XXIème siècle adopté par 173 chefs d'État lors du "Sommet de la Terre", à Rio, en 1992. Ce plan d'action décrit les secteurs où le développement durable doit s’appliquer dans le cadre des collectivités territoriales.

Il formule des recommandations dans des domaines aussi variés que : la pauvreté, la santé, le logement, la pollution de l'air, la gestion des mers, des forêts et des montagnes, la désertification, la gestion des ressources en eau et de l’assainissement, la gestion de l’agriculture, la gestion des déchets.

En parallèle à ce plan d'action, une déclaration sur l’environnement et le développement a été adoptée. Elle énumère 27 principes à suivre pour mettre en œuvre l'Agenda 21.

Les collectivités territoriales sont appelées, dans le cadre du chapitre 28 de l’Agenda 21, à mettre en place un programme d’Agenda 21 à leur échelle, intégrant les principes du développement durable, à partir d’un mécanisme de consultation de la population : ainsi naît l’Agenda 21 local.

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