T-U-V

T

THÉÂTRE (passage du)

Rue Paul-Vaillant-CouturierExistence d’un bâtiment qui abritait les troupes ambulantes attirées par les guinguettes que Chauvelot avait installées.
Délibération du 14 novembre 1886 pour le passage Félicité.

THOREZ Maurice (avenue)

Homme politique français, né à Noyelles-Godault (1900-1964). Après avoir été mineur, il s’engage au parti communiste et devient secrétaire général en 1930. Il conquiert la circonscription d’Ivry-sur-Seine en 1932 et appelle à constituer le "Front populaire de la liberté du travail et de la paix". En 1939, il quitte la France pour la Russie, gardant un contact avec ceux qui s’organisent pour résister contre l’envahisseur. Réélu député d’Ivry-sur-Seine, il devient ministre sous le gouvernement du général De Gaulle en 1945, puis vice-président du Conseil.

TIR (passage du)

Doit son nom à la présence des troupes du fort de Vanves qui passaient par là pour aller s’entraîner au tir dans ce que Chauvelot appela la vallée d’Inkerman.

TISSOT (allé)

TOUR (rue de la)

Le quartier du Petit Vanves a été baptisé ”la Nouvelle Californie parisienne”, en référence à la ruée vers l’or. Pour attirer le chaland, Chauvelot, son premier lotisseur (mais non le seul) y créé une sorte de parc à thème, à la gloire de l’armée d’Orient en Crimée. Le clou en est la ”Tour Malakoff” dont la prise fut déterminante pour la fin de la guerre. Edifiée avec toute sorte de matériaux de récupération, elle est reliée, par un pont, à une tourelle élevée en l’honneur de la Bastille. On y trouve également un restaurant et le fameux bal de la Butte-aux-Belles, où se presse le dimanche une foule de Parisiens. Le village prospère et, en 1868, on l’appelle Malakoff. Après la mort de Chauvelot, en 1861, la Tour et ses installations sont mises en adjudication publiques et délaissées par leur nouveau propriétaire. Elle sera rasée, lors du siège de Paris, en 1871, pour ne pas servir de point de mire aux Prussiens.

V

VAILLANT-COUTURIER Paul (rue)

Avocat, écrivain, journaliste français, né à Paris (1892-1937). Il adhère au parti socialiste en décembre 1916, et participe, avec Henri Barbusse, à la fondation de l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC) et du mouvement Clarté. Militant du Comité de la IIIe Internationale, il est membre du Comité directeur du parti communiste !1920-1924), puis du Comité central (1925-1937). Député de la Seine (1919-1928), 1936-1937), il est élu maire de Villejuif (1929-1937). Il assure les fonctions de secrétaire général de l’Association des artistes et écrivains révolutionnaires (1932-1935) et de président de l’ARAC (1935-1937). Membre du comité directeur du parti communiste, il est rédacteur de l’Humanité.

Ex-voie Darpignot, rue d’Arcueil. Par délib. avec Salagnac 1961, en hommage public, le nom est attribué avant 1939 mais sans délibération, reprend le nom rue d’Arcueil pendant conflit sous délégation spéciale. Paul-Vaillant-Couturier est restitué en 1944 mais sans approbation. La délibération de 1961 officialise cet état de fait.

VALÉRY Paul (rue)

Ecrivain français, né à Sète (1871-1945). Disciple de Mallarmé, il commence par publier des poèmes, puis se tourne vers l’étude des mathématiques et retrouve le goût de la création artistique en cherchant à établir l’unité créatrice de l’esprit (Introduction de la méthode de Léonard de Vinci, 1895). Il se compose une éthique intellectuelle ( la Soirée avec M. Teste, 1896) et retrouve la poésie (la Jeune Parque, 1917 ; Charmes, 1922, où figure le Cimetière marin) Qu'il enseignera au Collège de France à partir de 1937. Il poursuit cependant ses réflexions sur la peinture, la musique, les sciences, qui donnent matière à des essais (Variété , 1924-1944), à des dialogues de forme socratique (l’Âme et la Danse, 1923) et à une abondante œuvre posthume (Mon Faust, Cahiers).

VALETTE Pierre (rue)

Né en 1911. Habitant Malakoff depuis de nombreuses années, il devient engagé volontaire pour la défense de la République espagnole. Il est tué en Espagne en 1937.

Délibération du Conseil municipal du 23 juin 1939 pour changement de dénomination de voies. Refus d'approbation préfectorale du 7 décembre 1939.

La dénomination "rue Pierre-Valette" est annulée lors du Conseil municipal du 23 décembre 1939. La délégation spéciale lui redonne sa dénomination première (rue Nouvelle), puis sa seconde dénomination "rue des Pierres-Plates" (en référence aux carrières de pierres à bâtir du secteur), délibération du 26 novembre 1941 approuvé par le préfet le 11 février 1942.

Diverses voies communales ayant changé d’appellation durant la guerre reprennent leur ancienne dénomination le 12 octobre 1944.

VALLÉE (rue de la)

Renvoie à la Vallée d'Inkermann aménagée par Alexandre Chauvelot dans son "parc d'attraction". En fait de vallée, une carrière à ciel ouvert. Référence à Inkerman, faubourg de Sébastopol, en Crimée, théâtre d'une sanglante bataille, remportée par les Franco-Britanniques sur les Russes en 1854.

VARLIN (Eugène)

Né en 1839 en Seine-et-Marne, d'une famille de modestes cultivateurs. A 13 ans, il commence son apprentissage de relieur, mais les conditions de travail des ouvriers des corporations le révoltent. A 18 ans, il groupe ses camarades en association, lançant l’idée nouvelle de ”corporation”. 1864, délégué français à première internationale. Son association est rapidement dissoute, les dirigeants poursuivis, Varlin emprisonné. Le 18/3/1871, la Commune est proclamée. Varlin reçoit la charge des Finances. Les Versaillais, menés par Thiers, attaquent Paris. Varlin se bat sur les barricades. Le 28 mai, Commune écrasée, Varlin conduit sous les coups jusqu’à Butte Montmartre, est fusillé en criant "Vive la Commune, vive la République".

In Sur les traces des Communards, guide de la Commune dans le Paris d'aujourd'hui, Jean Braire, éditions ouvrières et les Amis de la Commune, 1988) :

"Membre de l'Association internationale des travailleurs, AIT, créée en septembre 1864 à Londres."

Eugène varlin et la semaine sanglante, du 21 au 29 mai 1871.

23 mai : longue résistance sous la direction de Varlin au carrefour de la Croix-Rouge (6ème arrond.) qui est pris par les versaillais le 24.

Le 26 mai, rue Haxo, 48 otages (gendarmes, prêtres, mouchards) sont fusillés par la population rendue furieuse par la férocité des Versaillais. Les membres de la Commune présents, dont Varlin, essaient de s'opposer à l'exécution, sans succès.

Le 27 mai, par un ordre signé, Varlin fait appel au rassemblement des bataillons, alors que les versaillais gagnent du terrain. Le 28, il fait partie des derniers, avec J.B.Clément, à se battre sur une forte barricade de la rue du Faubourg-du-Temple. Dénoncé par un prêtre, il est arrêté rue La Fayette et traîné jusqu'à Montmartre. Il est fusillé rue des Rosiers.

A.I.T. : recrute d'abord parmi les artisans et l'aristocratie de la classe ouvrière (typographes, relieurs, ouvriers du bronze…) pour s'étendre très rapidement. Parmi les premiers adhérents : Varlin, Camélinat, qui joueront un grand rôle dans la Commune ("La Révolution en habit d'ouvrier", Jules Vallès).

Ex-rue Leplanquais, anti-communard, hommage public conseil communal le 8/4/1971 avec nelle dénom E.-Varlin (plaque inaugurée le 23 mai 1971)

VARIOT Augustine (rue)

Née le 14 mars 1866, en Côte d’Or. Habitait rue Jean-Jacques-Rousseau. Décède en 1959, veuve sans enfant, dans une maison de retraite de Montrouge. Son mari dirigeait une petite imprimerie : Typo-Litho, rue Danicourt. Réputée forte tête et cœur d’or, elle s’occupait des personnes en difficulté. Elle est membre de la commission des femmes socialistes, du groupe socialiste de Malakoff et du Commité d’action féminine pour la paix et contre la discrimination. Elle devient adhérente au Parti Communiste après le congrès de Tour, en 1920

Lors des élections de 1925, le PCF présente et fait élire dix femmes en France. Augustine, figure sur la liste du bloc ouvrier paysan présentée à Malakoff. Au second tour, elle est élue sur la liste d’union qui emporte la majorité, avec 2321 voix. Elle siège au Conseil municipal jusqu’au 29 mars 1926, date de sa révocation par le Conseil de Préfecture de la Seine, car ni éligible ni électrice. Mais il faut l’intervention de la police pour l’empêcher de siéger. Il faudra attendre 1944 pour que le droit de vote soit accordé aux femmes, 1945 pour qu’elles le pratiquent lors d’élections municipales. La municipalité de Malakoff décide, en 2001, d’attribuer son nom à une nouvelle rue créée dans la Zac Béranger/Blanc,… Augustine venant rejoindre sa consoeur, Marie Lahy-Hollebecque, dans la dans la toponymie communale.

VÉDRINES Jules (rue)

(Saint-Denis,1881-Saint-Rambert d’Albon, 1919). Pionnier de l'aviation, s'est illustré pendant la guerre de 1914-1918, réalisant plusieurs missions dangereuses à bord de son avion, La Vache. Pose un jour de 1919 son appareil sur le toit des Galeries-Lafayette. Habitait passage du Petit-Vanves (angle de l’actuelle avenue Maréchal Leclerc). Réalisa le 26 mai 1911 la première liaison aérienne entre Paris et Madrid.

VERLAINE Paul (rue)

Poète français, né à Metz (1844-1896). D’abord "poète-fonctionnaire" et de salon, il connaît le désarroi moral sous la triple influence d’un amour malheureux, de l’alcoolisme et de Baudelaire (Poèmes saturniens, 1866 ; Fêtes galantes, 1869). Après une période d’apaisement (La Bonne Chanson, 1870), la rencontre avec Rimbaud bouleverse sa vie. Il retrouve la foi catholique (Sagesse, 1881) et son énergie créatrice, et réclame une poésie plastique et musicale (Jadis et Naguère, 1884). Devenu malgré lui, le chef de l’école "décadente" , il fait connaître les Poètes maudits (1884), puis erre de garnis en hôpitaux en publiant de petits recueils de circonstance (Parallèlement, 1889 ; Invective, 1896).

VIGOUROUX Les Frères (boulevard)

Les Frères Vigouroux habitaient tous deux, avec leurs parents, 20 boulevard Zamenhof à Clamart. Ils fondèrent en 1940 un groupe de Résistance. Ils quittent leur famille en 1942, au moment du STO, et partent en Normandie rejoindre un centre de Résistance organisée par Libération du Nord. Le 2 juin 1944, ils sont arrêtés (20 et 22 ans) par les Nazis avec des camarades, interrogés, torturés et incarcérés à Caen. Le 6 juin au matin, commence le débarquement. Ils sont passés par les armes le soir-même, avec leurs compagnons et plus de 80 autres personnes. Les Allemands viennent rechercher les corps quinze jours plus tard. On n'en retrouvera jamais la trace.

Le maire de Clamart fait connaître que son Conseil municipal a décidé (séance du 11/6/1948) de donner le nom des Frères Vigouroux à partir du boulevard Zamenhof côté Clamart. Il demande à Malakoff de débaptiser la partie située sur son territoire. Il signale. Le nom est donné au boulevard, en août 1948. Auparavant : chemin de la Fourche, baptisé rue de Clamart ou rue de Paris en 1902.

Ex-boulevard Zamenhof (délibération de mai 1934) : monsieur Cozic, président fédération espérantiste région parisienne, propose nom Zamenhof, père de l’espéranto, influence sur rapprochement des peuples.

VOLTAIRE François-Marie (rue)

Ecrivain et philosophe français, né à Paris (1694-1778). Ses débuts dans la littérature sont aussi ceux de ses démêlés avec le pouvoir. Il admet l’existence nécessaire de Dieu, mais se rebelle contre les pratiques religieuses qui tyrannisent l’âme et entravent le progrès de la pensée. Parce qu’il fonde sa morale naturelle sur la tolérance et la bienfaisance, il demande l’abolition de la torture et l’institution d’un jury dans les procès. Il publie des ouvrages politiques et historiques, des contes, des romans, des poèmes, des pièces de théâtre, des critiques littéraires.

VANVES (impase)

La voie la plus méridionale de Malakoff. Entérine le fait que la construction de la ligne Paris-Versailles établit, dès la moitié du 19e siècle, une frontiére physique infranchissable.

VAUBAN (impasse)

Voie du quartier des Fosses Rouges, dénommée Vauban en 1894.

En 1836, le gouvernement lance une étude sur la possibilité d'entourer Paris d'une ceinture fortifiée à la Vauban, précédée de forts avancés en banlieue. Les fortifications sont édifiées entre 1841 et 1848, après le vote de la loi Thiers. La construction du fort, en 1851, entraîne une légère extension du territoire de la commune au détriment de Châtillon. Le fort appartient à Malakoff à la création de cette commune, en 1884. L'enceinte fortifiée de Paris est percée de portes et de poternes (interdites aux voitures). Vanves n'a d'abord droit qu'à des poternes (celle de Vanves transformée plus tard en porte). On ouvre ensuite les portes de Plaisance et de Brancion (colonel tué en 1855 à l'attaque du bastion de Malakoff lors de la guerre de Crimée). Décidée en 1919, la démolition des fortif (sauf les forts) est menée entre 1920 et 1929. Un périmètre de 250 m autour de l'enceinte Thiers avait été déclarée zone de servitude militaire et les constructions y sont interdites. Pourtant, des baraques s'y développent. La zone ou fortif' survit à la démolition de l'enceinte fortifiée puis est annexée à Paris en 1925.

VEDRINES Jules (rue)

(Saint-Denis 1881 – Saint-Rambert d’Albon, 1919). Pionnier de l'aviation, s'est illustré pendant la guerre de 1914-1918 réalisant plusieurs missions dangereuses à bord de son avion, "La Vache". Pose un jour de 1919 son appareil sur le toit des Galeries-Lafayette. Habitait passage du Petit-Vanves (angle actuelle avenue Mal Leclerc). Réalisa le 26 mai 1911 la première liaison aérienne entre Paris et Madrid.

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