R-S

R

RAFFIN (rue)

RASPAIL Benjamin (rue)

(1823-1899), Fils de François Vincent Raspail (1794-1878). Le 21 mai 1880, il dépose une proposition de loi signée par 64 députés selon laquelle "la République adopte comme jour de fête nationale annuelle le 14 juillet". L’Assemblée vote le texte le 8 juin. Le Sénat l’approuve le 29 juin après qu’une proposition en faveur du 4 août ait été refusée. La loi est promulguée le 6 juillet 1880. Le ministre de l’Intérieur prescrit aux préfets de veiller à ce que cette journée "soit célébrée avec autant d’éclat que le comportent les ressources locales".

En août 1887, le conseil municipal de Malakoff vote une souscription pour l’érection, à Paris, d’une statue de F.V. Raspail (le père), mort à Arcueil en 1878 et qui avait participé àux Révolutions de 1830 et de 1848. Le boulevard Raspail, à Paris date également de 1887.

Ex-rue de la Chapelle. Une chapelle aurait été érigée par l'abbé Ronsin pour accueillir les fidèles (qui se plaignaient de l’absence d’éducation religieuse dans cette partie de la commune) avant la construction Notre-Dame, avenue Larousse. Dénomm. B.R. par délib 29/2/1892.

RENAN Ernest (rue)

Rue Ernest-RenanRue Ernest-RenanEcrivain français, philosophe, historien et critique littéraire, né à Tréguier (1823-1892). Destiné dès l’enfance à la prêtrise, il poursuit ses études au séminaire de Saint-Nicolas du Chardonnet, puis au séminaire d’Issy où l’étude de Hegell l’amène à repenser sa foi. Il se consacre à la philologie, part en mission au Liban et visite la Palestine, qui lui inspire un livre majeur l ‘Histoire des origines du christianisme. S’il rejette les dogmes du catholicisme, il continue à admirer l’histoire judéo-chrétienne et s’attache à concilier "le sentiment religieux et l’analyse scientifique".

ex-rue de la Butte aux Belles (Cf. Chauvelot), puis rue de la Butte

RENAULT ou RENAUD (rue)

Marchand de terrains dans le quartier dit Malakoff. Le Conseil municipal de Vanves entérine, en 1868, les rues qu'il a ouvertes sur ses propres terrains. Renault cède au conseil municipal de Vanves rues, passages et impasses lui appartenant en 1872. Son fils (?) membre du Conseil municipal en 1881 jusqu’en 1890, se prénomme Jules-Arcole, meurt en 1891. On devrait à son père (pure hypothèse) les voies Marie-Louise, Ste Hélène, Arcole et Montholon…

Renault (descendant d’un propriétaire admirateur de Napo 1er ?), conseiller municipal en 1890. Se prénomme Jules-Arcole. Il meurt en 1891.

RESSORT (impasse)

Sœurs Maraîchères

RIMBAUD Arthur (rue)

Poète français, né à Charleville (1854-1891). Génie précoce, il vient à Paris à l’âge de dix-sept ans, apportant avec le Bateau ivre, l’idée que la poésie naît d’une "alchimie du verbe" et des sens. Son amitié avec Verlaine se termine par une scène de rupture : blessé d’un coup de revolver, Rimbaud compose, sous le choc de l’aventure, les poèmes en prose d’Une saison en enfer (1873), où il exprime ses "délires". A vingt ans , son œuvre est achevée. Il mène alors une existence errante (soldat, déserteur, trafiquant d’armes) à Java, au Haar. En 1886, la Vogue publie son recueil de proses et de vers libres Illuminations. Il meurt à l’hôpital de Marseille au moment où sa poésie commence à être reconnue comme l’aboutissement des recherches romantiques et baudelairiennes. Nourrie de révolte, auréolée de légende, revendiquée par le surréalisme, l’œuvre de Rimbaud a profondément influencé la poésie moderne.

RICHARD

Propriétaire des terrains, ainsi que de parcelles à Paris (actuel 15ème arrondissement)

ROISSYS

Terrains plantés de petits arbres épinins.

ROSE (villa)

Propriétaire dont un descendant, conseiller municipal vers 1910, demande que la Porte Didot soit appelée Porte de Malakoff. Très longtemps dans cette villa, entreprise familiale.

RIVOIRE André (rue)

(1872-1930). Poète, auteur de "Berthe aux grands pieds", en alexandrins et d’une pièce de théâtre, "La Peur de souffrir". Très connu et souvent joué dans les théâtres de la capitale à la fin du XIXe siècle.

ROBESPIERRE Maximilien Marie Isidore de (rue)

(1758-1794). Avocat et homme politique né à Arras Député aux Etats généraux, défenseur du peuple et de la nation souveraine, ses prises de positions rigoureuses le font surnommer "l’Incorruptible". Membre de la Commune de Paris, député de la Convention, il se prononce pour la condamnation du roi et contribue à l’institution du gouvernement révolutionnaire. Il cherche l’appui du peuple, tentant de réaliser un commencement d’égalité sociale. Membre du Comité de salut public, il affirme que le ressort de la démocratie est à la fois terreur et vertu, principe sur lequel il instaure le culte de l’Etre suprême et la Terreur. Discrédité, l’hostilité à son égard ne cesse de croître. Il est guillotiné.

Ex-voie n°7 du fort puis sentier des Aumônes. Malakoff rare commune en France à avoir adopté ce nom, rue dénommée par délégation spéciale en 1939 qui lui donne nom rue de Finlande (plusieurs noms de pays d’Europe dans ce quartier à l’époque). Reprend Robespierre en 1944.

En 1926, les riverains demandent le rétablissement de moyens de communication entre Châtillon et Malakoff par ce sentier ou impasse. Lieu dit les Frais culs à Malakoff, le Trou du coq à Châtillon.

ROUGET DE L’ISLE Claude (rue)

Officier et compositeur français, né à Lons-le-Saunier (1760-1836). Capitaine à Strasbourg , il composa en 1792 les paroles et peut être la musique du Chant de guerre pour l’armée du Rhin, qui devint la Marseillaise.

ROUSSEAU Jean-Jacques (rue)

(1712-1778). Ecrivain philosophe suisse de langue française. Né à Genève. Il a préparé les grands changements de la Révolution. Il a réouvert les sources du lyrisme et préparé l’avènement du romantisme. Il publie Les Confessions en y offrant "l’histoire de son âme" pour réparer les calomnies dont il est l’objet. Renonçant à polémiquer, il se livre à ses Rêveries du promeneur solitaire.

S

SAMAIN Albert (rue)

(1858-1900), né à Lille, poète, ardent admirateur de Verlaine et de Baudelaire. Œuvres principales : Au jardin de l'Infante, Contes, Le Chariot d’or et un drame lyrique, Polyphème, joué d’abord au théâtre de l’Œuvre, puis à la Comédie française. Il meurt de la tuberculose en 1900. Un certain romantisme s’illustre dans le charme sensuel, la distinction de sa poésie :

Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme,
Où dans l’air énervé flotte du repentir,
Où sur la vague lente et lourde d’un soupir,
Le cœur le plus secret aux lèvres vient mourir.
Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme,
Et ces soirs-là je vais, tendre comme une femme
.(…)

SABATIER André

SABLONNIÈRE (allée de La)

Au milieu du XIXème siècle, nombreuses exploitations de glaisières et de carrières à moellons (pierres à bâtir). Le sous-sol de Malakoff est composé d'un dépôt quaternaire : sables argileux et cailloux atteignant 3 m d'épaisseur dans la partie nord de la ville. Au sud-ouest, ces alluvions sont remplacés par du limon fin et argileux. Dessous, terrains tertiaires : marnes et cailloux, calcaire silicieux. Dessous, formation importante de calcaire grossier. Les couches supérieures et moyennes sont exploitées, soit à ciel ouvert soit le plus souvent en galeries souterraines. Dessous, argile plastique avec nombreuses couches de glaise bleue, grise, rouge et brune et qui renferme plusieurs nappes d'eau alimentant autrefois les puits de la région. Cet argile est exploité par galeries souterraines pour la fabrication de briques. Ces exploitations se trouvaient à la limite ouest de la commune.

En 1931, une grande partie des carrières sert encore à la culture des champignons.

SABOT (villa)

Proviendrait de la présence d'une enseigne ancienne. En référence aux sabots des blanchisseurs, assez particuliers par leur grosseur ? ou à l'existence d'une boutique de sabotier ?

SALAGNAC Léon (rue)

Né à Treignac (Corrèze) en 1894, mort en décembre 1964. Apprenti charpentier à 13 ans, entre à 15 ans dans l’action syndicale. Mobilisé en 1914, fait prisonnier en 15 dans l’Argonne, ne rentre en France qu’après l’Armistice. Fonde en 1921 à Noyon un syndicat du bâtiment dont devient premier secrétaire et adhère au tout jeune PCF. Participe au Front pop dès 1934, candidat aux élections municipales de 1935, devient adjoint. A la mort d’Alexis Martin, lui succède comme premier adjoint. Pendant la guerre, est arrêté, s’évade du camp de Pithiviers et rejoint la Résistance. Arrêté, enfermé à la Santé en janvier 1941, transféré en camp, il s’évade en mars 42 et résiste jusqu’en 1944. Après Libération, il préside la délég spéciale d’août 44 et est élu maire le 13 mai 45, ainsi que conseiller général, réélu en janvier 48. Il recueille la majorité absolue en avril 1953, renforcée en 59. Maire de Malakoff jusqu’en 1964 Pêcheur émérite, il exerçait son art à Fulvy.

SAINTE HELENE

Peut-être en référence à l'exil de Napoléon, mort en 1821 sur cette île de l'Atlantique (emmené par les Anglais après les 100 jours, en 1815). Un conseiller municipal était-il grand admirateur de l'empereur ? (voir Montholon)

SANDRIN 

SAVIER (rue)

Propriétaire de champignonnnières en 1872 (rue Dupont, actuelle rue Gambetta depuis 1885). En 1881 il cède à la commune des terrains pour le prolongement de la rue Danicourt jusqu'à la rue Dupont (70 m de long, 8 m de large, 1 000 F).

Ancien sentier Dubois, situé sur des carrières de pierre à bâtir. S’est aussi appelé sentier Félicité-Dubois. Rapport avec le sculpteur Fernand Dubois qui, en 1909 avait été sollicité par la commune pour la statue du Carrier, soit disant érigé à Malakoff en 1911 (?)

SCELLE (rue de)

Conseiller municipal de Vanves, élu en 1859

Ex-rue des Mines prolongée, lieudit les Clozeaux. Mme Veuve Scelle vend à la ocmmune le terrain nécessaire au prolongement de l'impasse Maria jusqu’à la rue Dumont, qui devient rue Pasteur en 1886.

SEGUIN Marc (rue)

Propriétaire ? (peu vraisemblable car rare avoir le prénom et le nom dans ce cas)

Ou (seul trouvé dans le dico) : Ingénieur (1786-1875) qui conçut le principe du pont suspendu et réalisa le premier sur le Rhône. Il construit en 1824 le chemin de fer de Saint-Etienne à Lyon et les premiers tunnels ferroviaires. Considéré comme le véritable inventeur de la chaudière tubulaire qu’en fait il perfectionna considérablement et qu’il utilisa pour ses locomotives dès 1827 (voir Stephenson, homologue britannique).

SIMON Pierre  (rue)

Le nom apparaît dans le cahier de doléances de la paroisse de Vanves, en 1789. Il réclame, avec d'autres agriculteurs, la suppression de la gabelle (impôt sur le sel), le rétablissement de l'usage gratuit des "boues" de Paris (ordures ménagères qui servaient de fertilisant pour les pâturages et en échange desquelles les bouchers parisiens lachaient leurs bœufs à Vanves), se plaint des capitaineries de chasse qui interdisent l'entrée sur les terres cultivées à certaines époques de l'année pour ne pas troubler le gibier, se plaint aussi des droits énormes imposés aux industries de blanchissage. (source archives Vanves)

C’est également nom du maire de Malakoff de 1905 à 1912. 

STALINGRAD (boulevard)

Bataille de 1942 à 1943. Victoire décisive remporte après de durs combats, qui se sont déroulés autour de Stalingrad, par les Soviétiques sur la Vie armée allemande, qui capitula le 2 février 1943. Elle marqua le tournant de la guerre sur le front russe.

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