M-N
M
MARIE Albert
Prénoms des enfants du propriétaire ?
MALLERET-JOINVILLE (rue du général)
Mobilisé en 1939 et fait prisonnier dans les Ardennes, il s'évade, est repris. Placé en cellule, il s'évade de nouveau en 1942 et rejoint la Résistance, dont il devient le chef de la région Rhône-Alpes. Devient chef d'état-major national des Forces françaises de l'Intérieur (FFI) en mai 1944 (à 30 ans). La municipalité de Malakoff avait décidé après guerre d'honorer la mémoire du Colonel Fabien en donnant son nom à une partie du boulevard de Vanves, tandis que Châtillon baptisait l'autre partie du boulevard Malleret-Joinville. Mais en 1983, le nouveau maire (RPR) de Châtillon débaptise certaines rues, dont celle-ci. Le 9 mars 1985, en présence de Ségolène Malleret, sa veuve, et de Paul son fils, le nom de Général Malleret-Joinville est donné à une partie de l'Allée d'Issy et au terrain attenant aménagé en square.
Ancienne allée d'Issy
MARCEAU François (rue)
Général français, né à Chartres (1767-1874). Il assure la victoire en Vendée et à Fleurus. Commandant de l’armée de Sambre et Meuse, il est tué à Altenkirchen.
MARCEAU
Propriétaire (dénommée impasse Marceau en 1894). Mais aussi : François Séverin (Chartres 1769-Altenkirchen 1796), s'engage à 16 ans et à Paris en 1789 participe à la prise de la Bastille puis retourne à Chartres comme capitaine de la Garde nationale. Général de Brigade en 1793, commandant en chef du l'armée de l'Ouest, écrase La Rochejacquelin (chouans) au Mans mais fait preuve d'humanité envers les vaincus, ce qui n'est pas toujours le cas. Enlève Coblence. Le 19 septembre 1896, meurt en reconnaissance, tué par la balle d'un ennemi embusqué.
MARIE-ANTOINETTE (allée)
Prénom très en vogue au début du XIXè pour les nostalgiques de la monarchie.
MARIE-JEANNE (allée)
MARIE-LOUISE (allée)
Roir conseiller Renault, prénommé Jules Arcole, dont père propriétaire à Malakoff et grand admirateur Napoléon 1er : les Marie-louise étaient les jeunes conscrits (15 à 20 ans) enrôlés quand M.Louise était régente, peu avant l’abdication de Napoléon, en 1814.
MAROTTE
Propriétaire qui, en 1890, demande l’autorisation d’ouvrir un bal musette au 24 A.Dumont. Refuséesous le motif que ce quartier de pleine campagne risque d’attirer la mauvaise graine.
MARTIN Alexis (rue)
1878-1938). Maraîcher du quartier de la Plaine. Membre du PCF, élu adjoint au maire (Léon Piginnier) de la nouvelle municipalité, le 10 mai 1925, il siège auprès d’Augustine Variot (voir ce nom). Réélu premier adjoint en 1929 (Piginnier également réélu maire). Toujours premier adjoint aux élections de 1935, il est remplacé à sa mort (subite) par un ouvrier charpentier, Léon Salagnac.
Ex-rue du Fort prolongée, ex-rue Chevreul, classement le 3/9/1897. Nommée A.M. par délib. 23/6/1939, approuvée par préfet en août 1939 Elle redevient Chevreul avec la délégation spéciale. Reprend son nom Alexis Martin le 12/10/1944
MARTIN Henri (rue)
(1810-1883). Homonyme : Historien, romancier, fait paraître en 1833, avec Paul Lacroix, le premier volume d'une Histoire de France. Le second volume ne paraît jamais var il décide de rédiger tout seul toute l'Histoire de France, 16 volumes au total parus en 1836, complétés pendant toute sa vie. Reçoit un prix de 20 000 F pour son œuvre. Maire du 16è arrd. après le 4 septembre 1870. En février 1871, est élu député de l'Aisne et lutte contre la Commune. Académie française en 1878.
Avenue Sainte-Adélaïde jusqu'en 1886
MARGUERITE (allée) (parfois avec deux "t")
Monsieur Marguerite (1798-1857) fonda la Compagnie parisienne du gaz et son fils (1822-1891) et l'administra.
Version plus bucolique, il peut simplement s'agir d'un prénom de la famille du propriétaire, comme souvent au XIXè siècle.
MATHILDE
MENARD Maxime (rue du docteur)
Né en 1872. Son nom est attaché au développement de la Radiologie. A pratiqué dans le laboratoire d’electrothérapie de la Charité, où il s'est également consacré à la nouvelle science de la radiologie. Il était préparateur à Hôpital St Louis, plus tard à Hôpital Trousseau. En 1909 il dirige le laboratoire d’electroradiologie de Hôpital Cochin. En plus d’être un radiologiste distingué, il fut également un expert très prisé en matière de médecine légale. Il est mort déjà en 1926, victime des rayons X.
ex-rue de l’Industrie
MERCIER Louis (rue)
Ecrivain français, né à Paris ( 1740-1814). Auteur d’un récit d’anticipation (l’An 2440, rêve, s’il en fut jamais, où il exprime sa croyance dans le progrès et ses idées républicaines), de drames populaires (la Brouette du vinaigrier), et d’une peinture de la société française à la fin de l’Ancien Régime (Tableau de Paris).
MERMOZ Jean (rue)
Aviateur français, né à Aubenton (1901-1936) Pilote de l’Aérospatiale, il s’illustra par l’établissement de la ligne Buenos Aires-Rio de Janeiro (1928) et le franchissement de la cordillère de Andes (1929), puis réussit en 1930 la première liaison aérienne France-Amérique du Sud. Il disparut en mer au large de Dakar à bord de l’hydravion Croix-du-Sud.
Ex-voie n°4 du Fort jusqu’en 1927, mais aménagement zone du fort décidé par décret fév 1927 permet percement et mise en état circulation de cette voie quelques années avant 39. Devient avenue de Madrid peut-etre aux alentours 1936 par solidarité Espagne républicaine. Devient avenue de Prague par délég spé en 39, renommée de Madrid en 44. Hommage public à Mermoz décidé par Salagnac le 26/8/1960.
MICHELIN (passage)
Conseiller municipal avec Rose, maire Pierre Gilbert.
MIRABEAU (allée)
Honoré Gabriel Riqueti, comte de, (1749/1791)
ou simplement propriétaire
MÔQUET Guy (rue)
(1924-1941), militant des jeunesses communistes de Paris. Arrêté et interné à 16 ans, d’abord à Fresnes puis à la Santé. Transféré à Chateaubriant, il figure parmi la liste des 27 otages fusillés par les nazis le 22 octobre 1941. Avant de mourir il laissera une lettre à sa famille (voir annexe) et écrira sur les murs de son cachot ces derniers mots : « Vous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir »… Son père, Prosper Môquet, député communiste, fut démis de ses fonctions par le gouvernement de Vichy.
Ex-passage Sainte-Sophie puis ave Sainte-Sophie, plaque gravée à ce nom dans pierre immeuble, mise à nu en août 1988 lors réfection pharmacie angle Dumont
MORIS Vincent (rue)
Le 12 février 34, l’unité des travailleurs contre le danger fasciste se traduit par l’organisation de manifestations monstres à Paris. Un millier de personnes défilent dans Malakoff. Les gardes mobiles tentent de les stoper. Lors de la bataille de rue, les gardes tirent : un mort, l’ouvrier Vincent Moris, cinq blessés graves. A la suite de ces événements, le conseil municipal de Malakoff vote l'attribution de 5 000 F aux familles des victimes des journées de février. Il donne le nom de "12-février 34" à l'avenue Pierre Larousse entre la route de Montrouge (rue Gabriel Péri) et la route de Châtillon (R.D. 906, avenue Pierre-Brossolette). Le conseil donne son nom à une partie de la rue Danicourt.
MOULIN Jean (rue)
(1889-1943). Né à Béziers. Résistant français, préfet de Chartres (1940). A l'arrivée des Allemands, il refuse de signer une déclaration accusant les soldats sénégalais d'avoir commis des atrocités et résiste à la torture. Révoqué, il gagne Paris où il rejoint la résistance. Puis il gagne Londres où il se rallie au général de Gaulle. Il est chargé par celui-ci d’unifier la Résistance française. Le 27 mai 1943, il préside la réunion fondatrice de ce qui sera Conseil national de la Résistance. Livré peu après aux nazis à la suite d’une trahison (à Caluire), il meurt des suites de tortures. Ses cendres sont transférées au Panthéon en 1965.
MUSSET Alfred de (rue)
(1810-1857). Ecrivain français, né à Paris. Il se fait connaître par ses "Contes d’Espagne et d’Italie" (1830). Des essais malheureux au théâtre, puis une liaison orageuse avec George Sand bouleversent sa vie. Il publie les pièces destinées à la lecture dont "Les Caprices de Marianne" (1833), "Fantasio", "On ne badine pas avec l’amour", "Lorenzaccio" (1834), "le Chandelier" (1835), "Il ne faut jurer de rien" (1836), des poèmes (Les Nuits, 1835-1837), un roman autobiographique (La Confession d’un enfant du siècle, 1836). A partir de 1838, malade et usé par les excès, il donnera encore des contes (Mimi Pinson), des proverbes (Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée), des fantaisies poétiques, exprimant les contradictions de sa personnalité. Poète de la douleur et des sentiments exacerbés, il est aussi celui de la fantaisie légère.
N
NEGRIERS (Passage)
Le nom fait référence à des abres ou arbustes à fruits noirs (transposition du latin et du vieux français) : pruniers, cerisiers ou encore vignes. Vignes qui occupaient une partie du territoire jusqu'au XIXè siècle. Le vin de la région, encore très réputé au XVIIIè siècle et souvent comparé aux crus de bourgogne, pouvait servir à la confection de vinaigre à partir d'une "mère". Il existait encore, dans les années 50, un passage des Vinaigriers dans le secteur de la gare SNCF.
NEUVE MONTHOLON (rue)
NORD (passage du)
1878 : démolition de l'immeuble qui fermait le passage pour pouvoir le raccorder à la rue Béranger, Au 16 habitait Léon Redondaud, arrêté et déporté à Mathausen pour faits de résistance, mort en camp. Délib. 1953, conseil mun. (maire Salagnac) décide donner son nom au passage. Sans suite.
NOUZEAUX (sentier des)
(Larousse 1910 : de Noue, sol gras et humide cultivé en prairie pour servir de pâturage ?) Pâturage des troupeaux des bouchers parisiens (Vaugirard) ; demande de suppression de ces pâturages dans le cahier de doléances présenté aux Etats généraux de 1789. Exploitation de vignes en 1840 ainsi qu'une importante industrie de blanchissage (noue signifie aussi : ancien lit d’un cours d’eau où il reste encore de l’eau).
