E-F-G
E
ESPERANCE (allée)
Nom parfois pudiquement donné dans les institutions religieuses à la Vierge enceinte. Assez rare toutefois de trouver des "Notre Dame de l’Espérance" (plutôt dans le sud de la France). On peut broder sur l’allée en question, réputée pour favoriser les grossesses ?
ECONOMES (villa des)
Une bonne partie du territoir de la commune s’est construit à l’initiative, privée, de lotisseurs aux intentions peu suspectes de philanthropie. Les maisons construites par une population sans grandes ressources, chassée de la capitale, étaient sans doute économiques mais de piètre qualité. Elles donnaient sur des chemins non viabilisés, sans eau, sans tout à l’égout, sans revêtement, sans éclairage public. Dans les années 1960, on recensait encore plus de 50 lotissements dits ”défectueux”. Les mal lotis durent attendre les années 70 pour voir leur situation définitivement s’améliorer
ELUARD Paul (Eugène Grindel, dit) (rue)
Poète français, né à Saint-Denis (1895-1952). Il évolua du groupe surréaliste (Capitale de la douleur, 1926) à l’engagement dans la Résistance (Poésie et Vérité, 1942), puis au parti communiste, sans jamais abandonner une conception plastique de l’existence (les Yeux fertiles, Donner à voir).
Ex-sentier Carnot. Par délib 1969, prend nom Eluard après accord avec Clamart pour modif limites territoriales entre les deux communes. Changement nom afin éviter confusion (livraisons, courrier), car rue et impasse Carnot existait déjà à Malakoff, rue Lazare Carnot à Clamart.
F
FABIÉ François (rue)
Professeur et poête. Né le 3 novembre 1846. Selon la tradition, il aurait dû succéder à son père, scieur et meunier. Mais il se révéla un écolier attentif. L'instituteur de Durenque réussit à convaincre ses parents de l'envoyer continuer ses études à Rodez. Un jour, Victor Duruy, ministre de l'instruction publique, passe à Rodez, remarque le jeune Fabié et lui attribua une bourse pour l'École Normale Spéciale qu'il venait de fonder à Cluny. Il accéde aux études universitaires et connaît, vers 1890 à une certaine notoriété à Paris. Il y représente "Le Moulin de Roupeyrac" que viennent applaudir tous les Aveyronnais de la capitale et les amoureux de la France rurale. Il est l’auteur de nombreux recueils de poésie emprunte d’un profond attachement au terroir et à la nature.
Après un fiasco aux élections législatives et la mort, à 28 ans de sa seconde fille, il meurt à la Valette, près de Toulon, en juillet 1928.
FASSIN Raymond (rue)
Alias Capitaine Barsac, pseudo : Sif et Comète. Officier France libre, formé en GB, reconnu intelligent et dynamique, grande figure de la Résistance gaulliste, instituteur jusqu'à la guerre au groupe scolaire Paul-Bert. Prend partie pour de Gaulle dès l'automne 1940 et devient l'un des organisateurs des parachutages d'armes de la zone sud de la France. Parachuté lui-même en sept 1943 sur région nord pour coordonner services de France combattante en vue du débarquement. Message perso sur la BBC : « La servitude est obscure », je répète, « La servitude est obscure » pom pom pom pom. Arrêté avec sa secrétaire, Solange, par la Gestapo le 1er avril 1944 à la Brasserie Saint-Georges à Paris, torturé, déporté en Allemagne, meurt le 12/2/1945 à Neuengamme. On dit qu’il a été garde du corps-accompagnateur-second de Jean Moulin.
Plaque commémorative apposé dans école garçons Paul-Bert le 12/2/1947. Rue nommée en 1948.
Ex-rue de la Tour, ex-rue Parmentier -apparaît déjà sur plan 1870).
Colonel FABIEN Pierre Georges (boulevard)
Résistant français, né à Paris (1919-1944). Pierre Georges, alias Fredo, alias Colonel Fabien, militant communiste, s'engagera au sein des brigades internationales lors de la guerre civile espagnole. Arrêté en novembre 1939 pour menées anti-françaises, après la signature du pacte germano-soviétique, il s'évadera lors d'un transfert en train. Il milita très tôt dans la Résistance, contribua à la création des ”Bataillons armés de la jeunesse”" au sein Francs-Tireurs et Partisans Français et fut l’auteur, dans le métro parisien, du premier attentat qui coûta la vie à un officier allemand (21 août 1941. Le colonel Fabien participera à la libération de Paris en août 1944, dans les rangs des F.F.I. Il prendra ensuite la tête de la "brigade de Paris", qui combattra avec la 1ère armée de de Lattre, à l'automne 1944 dans l'est de la France, et qui deviendra le 151ème régiment d'infanterie. Il trouvera la mort avec tout son état-major, dans la nuit du 27 décembre 1944, à Habsheim, alors qu'il démontait une mine.
Ex-boulevard de Vanves, chemin départemental de Vanves à Chatillon par délib 24/2/1885. Acquisition à l’amiable pour cause utilité publique, en 1947. Considérant comme légitime de perpétuer souvenir Fabien «héros de la Résistance, tombé glorieusement pour la République et la liberté après avoir activement participé à Libération Paris», la dénommination C.Fabien en 1947.
FERRY Jules (avenue)
Homme politique, né à Saint-Dié (1832-1893). Il devient membre de l’opposition républicaine sous l’Empire, nommé maire de Paris, en 1870, et ministre de l’Education publique et des Affaires étrangères. On lui doit l’organisation laïque de l’enseignement secondaire des jeunes filles. Il influence considérablement, la politique coloniale de la France.
Ex-rue Parmentier prolongée de Leplanquais (devenue rue E.-Varlin) à route Mtrouge (devenue bd G.-Péri).
FRANCE Anatole (rue)
De son vrai nom Anatole François THIBAULT (1844/1924), associé à la campagne de Zola dans l’affaire Dreyfus. Il rattache son anticléricalisme à sa critique de l’ordre social et prête son appui au socialisme, puis au communisme naissant, tout en restant en dehors des partis. Il dénonce d’ailleurs le danger des mystiques politiques modernes et dit se méfier des dogmatismes. Prix Nobel de littérature en 1921.
Ex-rue Nouvelle, ex-avenue Pélissier (commandant toute l’armée d’Orient pendant guerre Crimée, échoue lors du 1ère assaut de la tour Malakoff, s’en empare le 8/9/1855. Elevé à la dignité de maréchal France, il reçoit le titre duc Malakoff).
Classée voie urbaine par délibération du 27/7/1910. Nommée A.F. en 1925 avec l’arrivée de la nouvelle municipalité de gauche.
FERRI (impasse)
Un Italien aurait-il pris pied à Malakoff ? L’explication semble plausible auvu des règles qui dictent la toponymie des lotissements privés à la fin du 19e siècle.
FOSSES ROUGES (sentier)
En référence aux carrières d'argile rouge contenue dans le sous-sol, exploitées pour la fabrication de briques (voir également Sablonnière). Une briqueterie fonctionnait encore en 1900 avenue Larousse, à la place Sup’Elec (actuelle fac de Droit)
G
GAGARINE Youri Alekseïevitch (rond-point)
(1934/1968) Né près de Smolensk ( 1934-1968). Officier soviétique, aviateur et cosmonaute. C’est lui qui entreprend le premier vol, en avril 1961, dans l’espace à bord d’un Vostal, placé sur orbite autour de la terre.
GALLIENI Joseph Simon (rue)
(1849/1916) Participe à la guerre franco-allemande de 1870, se distingue ensuite au Niger et au Soudan où il est nommé gouverneur, au Tonkin, à Madagascar (gouverneur). Nommé gouverneur de Paris, en 1914, il prend une part décisive à la première victoire de la Marne (sept. 1914, organise transport des troupes par taxis). Ministre de la Guerre (1915/16), fait maréchal de France à titre posthume.
GAMBETTA Léon (rue)
Avocat et chef d’Etat, né à Chahors (1838-1882). Il est chef du parti républicain sous le second Empire et est élu député du Bas-Rhin en 1869, puis président d la Chambre des députés en 1879 et président du Conseil en 1881.
Dénommination par délibération du 7 juin 1885, remplace rue Dupont (maire de Vanves en 1867). Voir son rôle dans la guerre de 1870 (départ en ballon lors siège de Paris).
GARMANTS, Garrements ou Garements
Ex-rue Courbe, ex-voie des Groux
Bas Garrements
GENEVIEVE (villa)
(Parfois orthographiée avec deux "n"), quartier maraîcher au début du XXè (d'après carte postale), nom du propriétaire de l'endroit ? Prénom de sa femme ou de sa fille ?
GERBER Lucien et Edouard (rue)
Lucien (ouvrier à l’usine Caïffa du 14è, militant syndical) et Édouard. Volontaires de Malakoff partent, en 1936, combattre sur les fronts d'Espagne pour la défense de la République, suivant l'exemple des antifascistes allemands, hébergés dans la commune (dont l'un d'eux dans leur famille). Au cours d'une mission de liaison, Edouard, capturé par les franquistes est brûlé vif. Lucien et sa femme, Luce, firent partie des premiers groupes de résistance ouvrière qui se réunissaient dans les terrains vagues à la limite de Malakoff, Châtillon et Montrouge, dès le mois d'août 1940. Ils distribuaient des tracts, organisaient des manifestations de femmes à la mairie pour un meilleur ravitaillement et contre les arrestations. Ils
demeuraient villa Loret, rue Voltaire et ont accueilli chez eux Léon Salagnac lors de sa première évasion. Lucien Gerber, encore conseiller municipal avant octobre 1940, est arrêté chez lui en tant que militant communiste. Il meurt en déportation. Luce termina son combat comme agent de liaison du colonel Fabien et prit part aux combats pour la Libération de Paris.
Ex-rue des Marais, ex-rue Edouard Gerber (1936)
GERMAINE (villa)
En lien avec un propriétaire ?
GIRARD Louis (rue)
Né à Aix les Bains (Savoie) le 23/5/1904. Jardinier municipal, appelé Gigi, responsable du syndicat des jardiniers de la R.P. CGT appelée à l’époque CGTU. Habitait 14 Hoche. En 1936, participe à grève chez Caïffa. Secrétaire union locale, se lance dans la Résistance. Militant communiste et résistant arrêté (avec d’autres syndicalistes) par la police de Pétain en 1940 pour avoir distribué des tracts clandestins, Placé en camp près de Chartres puis à Compiègne, déporté à Auschwitz, il y meurt le 15 octobre 1942. Sa femme collectait des fonds pour la Résistance. Arrivé à Malakoff à 30 ans, habite au Clos-Montholon
Ex-voie de Vanves à Châtillon, voie de Châtillon créée en 1862. Nouvelle dénomm en 1946.
GROUX (impasse des)
Anciennement des grouds- emplacements de champignonnières en 1881. Champs pierreux où étaient perçues les grosses dîmes avant la Révolution. Lieu dit retrouvé dans des actes de propriété du XVIIè siècle. En Bretagne, groux signifie aussi une bouillie de sarrasin très épaisse.
Rue Jules Guesde
GUESDE Jules (rue)
Homme politique né à Paris (1845-1922). Rédacteur en chef de L'Egalité en 1878. Rédige avec Karl Marx et Paul Lafargue le programme collectiviste révolutionnaire, affirmant la lutte des classes, qui fut adopté par le Parti ouvrier en 1880 au Havre. Avec Paul Lafargue (gendre de Karl Marx), est à l'origine de la fondation du parti ouvrier français, en 1883.
Hostile, au contraire de Jaurès et de Millerand, à la collaboration avec les partis bourgeois, il fit triompher ses idées au congrès d’Amsterdam (1904), mais accepta, en 1914, d’être ministre d’Etat.
