C-D
C
CACHEUX (villa)
Rue des ClozeauxEmile Cacheux, ingénieur, qui, à la fin du 19ème siècle, met en pratique les théories nouvelles sur l'habitat populaire. Dans ce cadre, il construit des maisonnettes avec jardins dans la rue qui porte son nom.
Villa Cacheux, voie privée lotie, de rue Arcueil (PVC) à Hoche, supprimée par loi 1988 (en partie) pour travaux de voirie, en raison de l’élargissement des voie sur l’emprise SNCF (TGV Atlantique)
CAMELINAT Zéphyrin (boulevard)
1840-1932 . Ouvrier, militant socialiste, un des fondateurs de l’association internationale des ouvriers, créée en 1864. En 1871, s’exile en Grande-Bretagne après l’échec de la Commune de Paris, à laquelle il a activement participé. Amnistié, il est élu député (1885-89). Est l’un des principaux actionnaires du journal socialiste L’Humanité. Lors du Congrés de Tours en 1920, se rallie à la majorité qui adhère à la IIIème Internationale. L’Humanité devient alors l’organe français de l’internationale communiste.
Ex-avenue de la Gare, ex boulevard de Verdun, chemin départemental reliant Vanves à Ivry, délibération : 17/6/1929. Le boulevard Verdun prend nom de Camélinat avant 1939 (à la mort Camélinat ?) sans décision officielle du conseil municipal, ni approbation préfectorale. Reprend le nom Verdun, sous délég. spé. Reprend Camélinat en octobre 1944.
CARNOT (rue, impasse)
Proprétaire du lieu ?
Carnot Lazare. Général (1753-1823), homme politique et savant français, né à Nolay surnommé l’Organisateur de la victoire ou le Grand Carnot. Elu à l’Assemblée législative, puis à la Convention, Membre du Comité de salut public. Nommé ministre de la Guerre par Bonaparte, il démissionne et se retire de la vie politique pour se consacrer à ses recherches scientifiques. Il est l’un des fondateurs, avec Monge, de la géométrie moderne.
Classée par délibération en 1952. Id sentier Carnot, dénommination P. Eluard par délibération du 19/6/1969
CARON (rue)
Du nom du propriétaire du lieu ?
Rue déjà citée en 1868, donc antérieure. Classée voie urbaine par délib 24/7/1893.
CERISIERS (sentier)
Ex-chemin des Vignes.
CESAIRE (impasse)
Un plan d'alignement rue des Epinettes (actuelle avenue A. Dumont, nom donné antérieur à 1883)) signale déjà l'impasse donnant dans cette rue en 1876 (ainsi que la rue Caron, le passage d'Arcole et la rue de la Chapelle (actuelle Benjamin Raspail).
CHATILLON (impasse de)
Voir aussi voie de Châtillon qui prend nom Louis Girard par délib 27/6/1946 (ex-voie de Vanves à Châtillon).
CHAUVELOT Alexandre (rue)
Malakoff doit pour une grande part sa création et son nom à Alexandre Chauvelot. Né en 1797, d’une famille pauvre, il acquiert une certaine notoriété comme chansonnier et musicien ambulant. Puis il se lance dans les affaires, achetant des terrains puis créant les quartiers de Plaisance et des Thermopyles. Poussé par une indéniable réussite, il achete, sur les confins de vanves des terrains qu’il va ensuite revendre, par lopins de 250 m2, aux ouvriers parisiens chassés par la rénovation de la capitale. Pour attirer le chalan, il va créer en 1856, dans ce quartier de la ”nouvelle Californie” qui sort de terre unparc à thème à la gloire de l’armée d’Orient et de la guerre de Crimée. Le clou en est une tour de neuf étages, censée rappeler la tour de la redoute de Malakoff, dont la prise précéda la chute de Sébastopol ( 10 septembre 18 55) et la victoire de l’alliance franco-turco-anglaise sur la Russie. La guerre de Crimée est une guerre hyper-médiatisée. Surfant sur la vague, Chauvelot obtient succès total. La foule se presse dans les bals et ginguettes, le quartier grandit dans des contitions assez terribles. Chauvelot meurt en 1861, ses obsèques ont lieu le 18 janvier, à l'église Saint-Rémy de Vanves. La tour est détruite pendant la guerre de 70 pour ne pas servir de point de mire aux artilleurs prussiens. Mais le quartier Malakoff de Vanves reste bien vivant. Le nom s’impose naturellement en 1884, lors de la création de la ville.
A noter enfin que le nom de Chauvelot donné à une voie l’a été par Chauvelot lui-même.
CHEMIN DE FER (villa du)
En relation avec la voie inaugurée le 10/9/1940 par la reine Marie-Amélie de Bourbon, épouse du duc d’Orléans, Louis-Philippe 1er, roi des Français. 1ère ligne chemin de fer rive gauche, celle de Versailles.
CHRISTIANE (impasse)
De la fille ou de l’épouse du propriétaire.
CLOS (impasse du)
En référnece aux nombreuses vignes qui occupaient les terrains de cette partie de la commune au XIXe siècle.
CLOS-MONTHOLON (rue du)
Clos en référence aux vignes exploitées dans le secteur et citées en 1840 (voir Nouzeaux).
Voie Montelon citée au XVIIIè siècle.
COIN André (rue)
Résistant, né le 7/5/1919 à Paris 16ème. Tué à 21 ans alors qu'il tente de s'évader du train qui le conduit en déportation. Habitait 4, avenue Augustin-Dumont.
Ex-rue des Champs, puis rue des Clozeaux
COMMUNE DE PARIS (rond-point de)
Nom du gouvernement révolutionnaire formé à Paris et dans plusieurs villes de province après le 3 mars 18 71. Premier pouvoir révolutionnaire prolétarien. Les échecs successifs infligés par les Prussiens à l'armée française, le siège de Paris, favorisent le développement de forces révolutionnaires hostiles à la capitulation. Après la signature de l'armistice (janvier 1871) et le transfert de l'Assemblée à Versailles (mars), Thiers décide de récupérer les canons regroupés à Montmartre et occupe militairement Paris. C'est l'insurrection. Le Comité central de la garde nationale, soutenu par l'Association Internationales des Travailleurs (voir Eugène Varlin), décrète l'élection du conseil de la commune, proclamée le 28 mars. Le mouvement s'étend à Lyon, Marseille, Narbonne, Toulouse, Saint-Etienne. La Commune vote plusieurs décrets (maximum des salaires, séparation de l'Eglise et de l'Etat, reprise des associations ouvrières des ateliers, etc.). Pouvoir fort et centralisé (dictature) ou anarchie : les dissensions politiques l'affaiblissent dans sa lutte contre les troupes versaillaises. Après avoir occupé des positions stratégiques en banlieue, les Versaillais entrent dans Paris le 21 mai et mettent fin à la Commune lors d'un véritable carnage (semaine sanglante). Exécutions sommaires de fédérés par les Versaillais, massacres d'otages, incendies de monuments publics (hôtel de ville, Tuileries) par les Communards. Sanglants combats au Père-Lachaise où sont fusillés 147 fédérés. Répression terrible : condamnations à mort, déportations, travaux forcés.
COPPÉ François (rue)
Poète français, né à Paris (1842-1908), peintre prosaïque de la vie du petit peuple (les Humbles).
Poète, romancier, auteur dramatique. Né à Paris(1842-1908). Peintre prosaïque de la vie du petit peuple (les Humbles). Nommé archiviste de la Comédie-Française en 1878, il démissionna après son élection à l'Académie, en 1884.
François Coppée a prononcé le discours sur les prix de vertu en 1893. En 1898, il entra dans la politique militante et défendit par la plume et par la parole, avec une généreuse ardeur, les institutions militaires, religieuses et sociales qui étaient attaquées. Il fut l'un des fondateurs de la Ligue de la Patrie Française
CRIÉ Gabriel (rue)
Né le 11/8/1910 à Rambouillet, résistant communiste fusillé à 34 ans par les nazis à Vanves, le 21/8/44 , au carrefour de l'Insurrection. Domicilié à Malakoff, 5 avenue Pierre-Larousse.
Dans l’actuelle rue G.Crié, Pierre et Marie Curie réalisent certains travaux sur le radium dans une propriété louée pour l’occasion, entre 1900 et 1904.
Ex-rue des Mines de Litry, voie urbaine 1891. Ex-rue des Mines, puis du Marché.
CROIX (sentier de la)
Ex-chemin rural n°6 puis n°15, lieu-dit la Butte des Is. En 1878, par arrêté antérieur (1856), le conseil Vanves fixe l’état des chemins publics devant être condisérés comme chemins ruraux. Chemin de la Croix part de la rue des Vinaigriers, arrive à voie d’Is, traverse et longe lieu-dit Vinaigriers. Sentier mentionné en 1879 lors rénovation cartes du département.
En 1912, délib sur l'échange à l'amiable de terrains entre la Ville et Mr Blocq, le sentier permettant découché sur avenue de la Gare (actuel Camélinat).
1954 : rétrocession aux riverains. En 1909, sentier comptait Institution des Demoiselles (actu NDFrance). Vente en 1955 d’une parcelle par ville à M. Salles, représentant Société Omop.
CURIE Pierre et Marie (rue)
Pierre, physicien français, né à Paris (1859-1906) et Marie, physicienne française, d’origine polonaise, né à Varsovie (1867-1934). Mariés à Sceaux en 1896, ils donneront naissance à Irène (future Joliot-Curie), en 1897
Ils louent une maison rue du Marché (actuelle rue Gabriel-Crié). Dans le hangar de la propriété, ils réalisent entre 1900 et 1904 certains de leurs travaux sur le radium.
Ils découvrent le polonium et le radium en 1898. Leurs recherches leur valent le prix Nobel de physique, en 1903 (Conjointement avec Henri Becquerel), pour la découverte de la radioactivité naturelle. Pierre meurt accidentellement, renversé par une voiture à cheval en 1906.
D
DALOU Jules (rue)
(1838-1902) Sculpteur. Débute par une statuette : "Dame romaine jouant aux osselets", en 1861. Pendant la Commune, sous-délégué au Louvre, contribue à la garde des collections avec Barbet de Jouy. Obligé de fuir Paris à l'entrée des troupes régulières, s'exile à Londres. Revient en France dès 1873 et reprend son œuvre avec talent : haut relief "Le Triomphe de la République", "Victor Noir" (au Père-Lachaise) et le bas relief de la statue de la République (voir 14-juillet fête nationale en 1880), place du même nom à Paris. Un des promoteurs du Salon des dissidents ouvert au Champ de Mars en 1890.
DANICOURT (rue)
Propriétaire de terrains, nommé conseiller municipal de Vanves en 1859. Le conseil municipal de Vanves entérine, en 1868, les rues qu'il a ouvertes sur ses propres terrains. Un litige l'oppose au maire en 1873 . Il réclame 1 354,50 F pour la cession d'une parcelle de terrain rue de Beauvais (actuelle avenue Pierre-Larousse) et le prix de 285 m de terrain cédé pour la construction d'une chapelle dans le quartier Malakoff (actuelle église avenue Larousse).
31/5/1893, Mr Franc obtient un lot ayant appartenu à Mme vve Danicourt, décédée en 1892. Selon un testament de 1890, elle interdisait la vente de son mobilier et que la rue change de nom. En mars 1934, une partie de la rue comprise entre Larousse et Gambetta devient Vincent Morris.
DANTON Georges-Jacques (rue)
Homme politique français, né à Arcis-sur-Aube (1759-1794). Avocat au Conseil du Roi (1787-1791), il affirme dès 1789 ses sympathies pour la Révolution. Il fonde le ”Club des Cordeliers” en 1790. Nommé ministre de la justice. A l’Assemblée, il siège à la Montagne. Devenu suspect, notamment aux yeux de Robespierre. Il est exclu du Comité de salut public. Il est condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire et exécuté en 1794.
A rapprocher des rues Robespierre, Mirabeau, Hoche, Marceau (Propriétaire ou garde national ?), Rouget de Lisle et la place du 14-Juillet.
DAVID Raymond (boulevard)
Engagé volontaire dans l’armée d’Espagne en 1936.
Ex-chemin latéral, baptisé Anatole France en 1925 lors premier conseil union gauche. Proposition de nommer David en 1939 mais refus préfectoral. La rue reprend nom chemin latéral. En 1941, la délégation spéciale la nomme Maréchal Pélissier (général, il commande pendant la guerre de Crimée toute l’armée d’Orient, échoue lors du premier assaut tour Malakoff, s’en empare le 8/9/1855. Elevé au grade de maréchal et devient duc de Malakoff). Reprend nom Raymond David en oct 1944.
De GAULLE Charles (boulevard)
Général et homme d’Etat français, né à Lille (1890-1970). Lance l'appel du 18 juin 19 40, de Londres où il prend la tête de la Résistance française. Chef du gouvernement provisoire à Alger, puis à Paris, il abandonne le pouvoir et fonde le ”Rassemblement du peuple français” en 1947, et se retire de la vie politique en 1953. Il revient au pouvoir en 1958 comme président de la République.
Ex-rue du Chemin de fer. Chercher date de la dénomination.
Cette rue a été créée en 1990 (délibération du Conseil Municipal du 23 avril 1990). Probablement baptisée officiellement après mais 1990.
DÉPINOY Charles Désiré Joseph (place)
Propriétaire de terrains à Malakoff. Nommé en 1859 conseiller municipal dans certains documents, maire de Vanves de 1853 à 1864, dans d'autres.
L'ancienne rue Dépinoy a disparu. Reste la place, au point de rencontre des rues Chauvelot et la Vallée. Elle a été agrandie et dotée d'un aménagement paysager en mai 1992.Inauguration 10 octobre 1992.
DIX-NEUF MARS 1962 (rue du)
Date de la fin de la guerre d'Algérie, signature des Accords d'Evian et cessez-le-feu en Algérie après négociations entre Paris et le GPRA (gouvernement provisoire de la République algérienne constitué par le FLN en sept. 1958).
Fin de la guerre d’Algérie, conquise par la France en 1830. C’est la date de la signature de l’Indépendance du pays, qui était jusqu’alors un département français.
DOLET Etienne (rue)
(1509-1546) Imprimeur et humaniste connu pour sa liberté de pensée, il prône la tolérance religieuse. Né à Orléans, voyage à Paris, en Italie, à Toulouse où il commence études de droit puis est banni à la suite d’attaques contre Parlement et d’un édit dirigé contre les associations d’étudiants. Se réfugie à Lyon, devient éditeur d’ouvrages en latin. Dès 1538 prend parti pour ouvriers lyonnais en grève. Utilise son imprimerie pour publier brochures de combats, publications populaires, satires. Accusé d’hérésie, condamné à mort, sauvé par François Ier. En 1544, dénoncé et condamné à mort, il est pendu avant d’être brûlé, place Maubert où est actuellement sa statue. Libre penseur mort à 37 ans. Extrait : Si au besoin le monde m’abandonne – Et si de Dieu la volonté n’ordonne – Que libertés encores on me donne – Selon mon veuil – Dois-je en mon cœur pour cela mener deuil – et de regrets faire amas et recueil ? – Non pour certains, mais au ciel lever l’œil – Sans autre égard.
DOUZE FEVRIER 1934 (rue du)
Le 6 février, les ligues d'extrême-droite marchent contre la chambre des députés. Pour faire échec aux menaces fascistes contre la démocratie et la paix, des manifestations ouvrières s'organisent. Le 9 février, à l'appel du PCF et de la CGTU, des travailleurs de Malakoff participent à une manifestation à la République. Le 12 février, la CGT et la CGTU appellent à la grève générale. La voie de l'union est ouverte.
Le 12 février 34 , l’unité des travailleurs contre le danger fasciste se traduit par l’organisation de manifestations monstres à Paris. Un millier de personnes défilent dans Malakoff. Les gardes mobiles tentent de les stopper. Lors de la bataille de rue, les gardes tirent : un mort, l’ouvrier Vincent Morris, cinq blessés graves. A la suite de ces événements, le conseil municipal de Malakoff vote l'attribution de 5 000 F aux familles des victimes des journées de février. Il donne le nom de " 12-février 34 " à l'avenue Pierre Larousse entre la route de Montrouge (rue Gabriel Péri) et la route de Châtillon (R.D. 906, avenue Pierre-Brossolette).
DROUET-PEUPION (rue)
(alliance de deux familles ?) DROUET (villa), un Jean Drouet élu répartiteur (suppléant Sabra, voir ancien passage dans quartier nord) aux alentours des années 1890, chargé des taxes à percevoir notamment sur les chiens (de garde, de chasse, etc.). Les répartiteurs doivent impérativement être propriétaires fonciers. Cette loi sera contestée quelques années plus tard. Peupion reste introuvable…
DUMONT Augustin (avenue)
Né et mort à Paris (1801-1884). Sculpteur du Second Empire, républicain convaincu, mais apprécié de Napoléon III, a réalisé les statues de la place de la Nation, le génie de la Liberté sur la colonne de Juillet (Bastille), Philippe-Auguste place du Trône, Napoléon Ier sur la colonne de la Grande Armée ; a recommandé Ponscarme à Napoléon III pour graver son effigie en médaille, bien qu'il fut "républicain".
Ex-voie de la Fosse au pied d’âne, ex-rue des Epinettes, l’avenue aurait été classée vicinale en 1884, ouverte à la circulation en janvier 1890, classée départementale en 1891. (nom de rue antérieur à 1883),
DUCELLIER (villa)
Sans doute propriétaire des lieux
