T-U-V
T
TÉNINE Maurice (1907-1941)
Médecin, conseiller municipal de Fresnes. Fils d'immigrés juifs de Russie. Après de brillantes études, il obtient son doctorat de médecine en 1935 et devient conseiller municipal à Fresnes en 1937. Mobilisé en 1939, il est déchu la même année de son mandat d'élu en raison de son appartenance au Parti communiste. Revenu à la vie civile et à son activité médicale, il est arrêté pour ses activités de résistant le 17 février 1940 et envoyé à la Centrale de Clairvaux, puis au camp de Châteaubriant. Dès son arrivée au camp, il se dépense pur soigner ses camarades et obtenir du chef de camp qu'il s'intéresse aux questions sanitaires. Il est fusillé le 22 octobre 1941, lorsque les Allemands décident d'exécuter 27 communistes en représailles de la mort du feld-commandant de la Place de Nantes abattu par la Résistance. «Acceptez ma mort avec courage, sans résignation. Je meurs victime de mon idéal et cela rend ces derniers instants calmes, extraordinairement calmes», écrit Maurice Ténine dans sa dernière lettre aux siens.
Centre municipal de santé (av. Pierre-Larousse) :
Pour remplacer le dispensaire de la crèche rue du Président-Wilson devenu insuffisant, la Ville fait construire un nouveau dispensaire en 1937. Il ouvre en 1939. Sa mission : "mettre les progrès réalisés par la médecine à la disposition des pauvres et des classes moyennes". Après la guerre, il reçoit le nom du Docteur Ténine et une plaque est inaugurée dans le hall d'accueil. Elle est fleurie chaque année, à la date anniversaire de l'exécution des otages de Chateaubriant.
Agrandissement et rénovation du centre en 1986-1987, puis en 2008-2009.
TIR (Jardin du Sentier du)
Proche de l'ex-rue du Camp-Français (actuelle rue Victor-Hugo) et de la présence de troupes et d'entraînements militaires. Conséquence de la guerre de 1870 ? de la Commune ? de la destruction de la Tour Malakoff, soit-disant visée par les canons prussiens ?
Si l'appellation est antérieure à Chauvelot, l'existence d'un terrain militaire est peut-être simplement liée à la ceinture de fortifications et aux forts qui entourent Paris.
Après rénovation, inauguration du square et du sentier le 20 janvier 1990.
TOUR (La)
La Tour, c'est celle érigée par Chauvelot en 1856 pour commémorer la prise de la redoute de Malakoff par le Général Pélissier pendant la guerre de Crimée. Elle fut abattue en 1871, pendant le siège de Paris, sous le prétexte qu'elle servait de point de mire aux canons allemands. Il en resterait quelques vestiges intégrés à un immeuble au 15/17 de la rue de la Tour (où fut apposée une plaque le 5 novembre 1983 à l'occasion du centenaire de la ville).
Crèche municipale (3/11 rue de la Tour) :
proche dudit immeuble et limitrophe (côté jardin) du jardin du Sentier du Tir. Inauguration le 19 septembre 1987.
V
VAILLANT-COUTURIER Paul (1892-1937)
Né à Paris. Ecrivain, journaliste français. Fils de la soprano Marguerite Vaillant et du baryton Félix Couturier. Avocat jusqu'en 1914. L'expérience de la guerre le fait évoluer vers le pacifisme. Il adhère au Parti Socialiste en décembre 1916 et participe, avec Henri Barbusse, à la fondation de l’Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) et du mouvement Clarté. Militant du Comité de la IIIe Internationale, il devient membre du Comité directeur du Parti Communiste (1920-1924), puis du Comité central (1925-1937) et rédacteur en chef du journal L'Humanité (1932-1937). Député de la Seine (1919-1928 et 1936-1937), il est élu maire de Villejuif (1929-1937). Il assure les fonctions de secrétaire général de l’Association des artistes et écrivains révolutionnaires (1932-1935) et de président de l’ARAC (1935-1937).
Maternelle (22 rue Alexis-Martin) : ouverte en 1970.
Crèche départementale (65 rue P.-Vaillant-Couturier) : ouverte en 1974.
VALETTE Pierre (1911-1937)
Habitant Malakoff depuis de nombreuses années, il fait partie des engagés volontaires pour la défense de la République espagnole. Il est tué en Espagne en 1937.
Aire de jeux (dans la cité du même nom) : inaugurée le 10 octobre 1992.
Centre social (3 bis, rue Gallieni) :
inaugurée le 30 mars 2000. Parallèlement une concertation a été menée avec les habitants de la cité pour la rénovation du quartier Valette.
VANVES (FORT DE)
Fait partie des 94 forts construits en même temps que la ceinture de fortification de Paris sous le gouvernement de Thiers (entre 1840 et 1846). Sa construction entraîne une légère extension du territoire de la commune au détriment de Châtillon.
Lors des journées de juin 1848, de nombreux ouvriers ayant participé à l'insurrection y sont emprisonnés. Pendant le siège de Paris par les Prussiens en 1870, le Fort est encerclé, mais résiste pendant cinq mois et ne sera évacué que le 29 janvier 1871, lendemain de la capitulation de Paris. Lorsque Prussiens quittent le Fort après la signature du traité de Versailles entre Adolphe Thiers et Otto von Bismarck, les gardes nationaux le réoccupent. Pendant la Commune, le Fort tient tête aux troupes versaillaises commandées par Mac Mahon jusqu'au 13 mai. La garnison se replie par les galeries souterraines, vers Montrouge et Malakoff où les combats se poursuivront. Sévèrement bombardé, le Fort en ruines doit être reconstruit. Lorsque Malakoff devient indépendante de Vanves en 1883, le Fort se retrouve sur le territoire de la nouvelle commune, mais gardera son nom d'origine. Comme les autres forts de l'enceinte de Thiers, il restera en place lorsque les fortifications seront détruites entre 1920 et 1926.
VÉDRINES Jules (1881 –1919)
Pionnier de l'aviation, s'est illustré pendant la guerre de 1914-1918, réalisant plusieurs missions dangereuses à bord de son avion, La Vache. Pose un jour de 1919 son appareil sur le toit des Galeries-Lafayette. Habitait passage du Petit-Vanves (angle actuelle avenue Maréchal-Leclerc). Réalisa, le 26 mai 1911, la première liaison aérienne entre Paris et Madrid.
La dalle (au bout du bd Henri-Barbusse, près du rond-point de la Commune):
D'abord terrain "d'évolutions sportives", inauguré en mars 1975. Puis terrains de tennis aménagés en 1981.
VERDUN (square de)
La bataille de Verdun fut l'une des plus terribles batailles de la Grande Guerre. Elle devait durer près d'un an. Tout commence le 21 février 1916 avec l'attaque lancée par le Konprintz. Au début, l'armée allemande effectue une avance foudroyante, franchissant la Meuse et occupant, entre autres, les forts de Douaumont et de Vaux et la fameuse côte 304. Côté français, l'objectif est d'abord de bloquer l'avance allemande. Par la "voie sacrée", les convois apportent pièces d'artillerie, munitions et renforts de troupes, en une noria incessante dans la boue et sous les obus. La percée est stoppée et la guerre d'usure reprend. Pendant plus d'un an, les états-majors adverses vont lancer offensives sur offensives, envoyant les unités se faire tuer pour des gains de terrains dérisoires ou nuls. Avant chaque attaque, l'artillerie effectue des bombardements massifs. La reprise en octobre du fort de Douaumont, enjeu symbolique, marque le tournant décisif. Bilan final, 360 000 morts côté français, 335 000 côté allemand. La ville de Verdun, presque entièrement détruite fut déclarée "ville martyre". On a parlé à juste titre de "l'enfer de Verdun". Les révoltes de 1917 (suivies des représailles que l'on sait) furent la suite logique de cette boucherie.
Square :
aménagé dans les années trente en même temps que la place du 14-Juillet. Rénové début 1994 ainsi que la place du 14-Juillet et le parterre devant le monument aux morts.
