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RÉSISTANCE
Square (angle rue Eugène-Varlin/rue Raymond-Fassin) :
Inauguré le 11 mai 1985, il s'appelle d'abord square Raymond-Fassin.
ROLLAND Romain (1866-1944)
Né à Clamecy. Écrivain français humaniste et pacifiste. Études à l'École normale supérieure, puis à l'École française de Rome. Il enseigne l'histoire de l'art et se passionne surtout pour celle de la musique. Il écrit des "Vies des hommes illustres", une "Vie de Beethoven". En 1915, il écrit une série d'articles "Au-dessus de la m
êlée", qui lui vaut le prix Nobel en 1916, mais aussi beaucoup d'inimitiés des deux côtés du Rhin. Il écrit plusieurs pièces inspirées par son idéal humaniste : "Les Tragédies de la foi" et le "Théâtre de la Révolution" puis deux cycles romanesques "Jean-Christophe" et "L'Âme enchantée". Il entretient une correspondance suivie avec Gandhi et Gorki. Se rallie au communisme (1927) mais avec la volonté de garder son indépendance d'esprit. Dans les dernières années, il écrit une autobiographie poétique "Le voyage intérieur".
Square (rue Jules-Guesde, en face de l'école Henri-Barbusse) :
Aménagement de l'espace dans les années 50. Plaque inaugurée en 1966 pour le centenaire de l'écrivain. Rénovation avec création d'une aire de jeux pour les jeunes débu
t 1994.
ROUSSEAU Henri dit le DOUANIER (1844-1910)
Né à Laval. Peintre français. Il devint vers 1863 employé dans l'étude d'un avoué, puis s'engagea pour sept ans dans l'armée (il fera croire plus tard qu'il a participé à l'expédition au Mexique). En 1868, il devient clerc de notaire à Paris, puis employé municipal à l'octroi (et non à la douane!) Totalement autodidacte, il obtint en 1884 une carte de copiste au Louvre. Il expose régulièrement au salon des Indépendants à partir de 1886. Pendant la période où il travaillait à l'octroi, porte de Vanves, il avait une fille placée en nourrice à Malakoff. L'octroi de la porte de Vanves, ainsi que les rues et les carrières de Malakoff lui ont inspiré plusieurs tableaux. Son œuvre, inclassable, fit l'objet de nombreuses moqueries. Pou
rtant il a contribué à ouvrir de nouvelles voies plastiques et expressives. Jarry, Apollinaire, Delaunay, Picasso ont reconnu en lui un peintre authentique. Ils ont salué son sens de la composition et de la couleur et la puissance de son imagination. Parmi ses œuvres les plus célèbres : La Guerre, La Bohémienne endormie, La Charmeuse de serpents, Le Rêve,…
Square (marque entrée de la coulée verte à Malakoff en venant de Paris) :
Créé dans le cadre de l'aménagement de la coulée verte, laquelle est inaugurée en mai 1992 au terme de quatre années de travaux. Le nom du Douanier Rousseau lui est donné fin 1992
RO
USSEAU René (1906-1964)
Sportif . Ancien président de la FSGT (Fédération Sportive et Gymnique du Travail)
Gymnase (10 bis av. Augustin-Dumont) :
Inauguré le 25 janvier 1969. Courts de tennis en 1971.
S
SACRÉ-CŒUR
Chapelle (35 rue Sabatier) :
Construite en 1911, afin d'alléger la fréquentation de l'église paroissiale et de faciliter l'accès du culte pour les habitants du quartier du Clos. Elle sera à son t
our érigée en paroisse en 1951.
SAINT-MARC
Chapelle (65 rue Hoche) :Construite en 1959.
SALAGNAC Léon (1894-1964)
Léan Salagnac
Né à Treignac (Corrèze). Résistant. Maire de Malakoff pendant 20 ans. Apprenti charpentier à 13 ans, il entre à 15 ans dans l’action syndicale. M
obilisé en 1914, fait prisonnier en 15 dans l’Argonne, il ne rentre en France qu’après l’Armistice. Il fonde en 1921 à Noyon un syndicat du bâtiment dont il devient premier secrétaire et adhère au tout jeune PCF. Il participe au Front populaire dès 1934. Candidat aux élections municipales de 1935, il devient maire-adjoint. A la mort d’Alexis Martin, il lui succède comme premier-adjoint. Pendant la guerre, il est arrêté, s’évade du camp de Pithiviers et rejoint la Résistance. Enfermé à la Santé en janvier 1941, il est transféré en camp, s’évade en mars 42 et résiste jusqu’en 1944. Après la Libération, il préside la délégation spéciale d’ao
ût 44 et est élu maire le 13 mai 45, ainsi que conseiller général. Il reste maire jusqu'à sa mort. En 1959, Malakoff est partagée en deux cantons afin de contrer la Gauche aux cantonales : une partie est rattachée à Châtillon, l’autre à Vanves. Léon Salagnac et Léo Figuères sont tous deux élus conseillers de la Seine. Aux législatives de 1962, Léon Salagnac est élu député (avec pour suppléant Guy Ducoloné). Pour la petite histoire, il était pêcheur émérite et exerçait son art à Fulvy.
Parc voisin du stade Marcel-Cerdan :
Création en 1951. A la mort de Léon-Salagnac, son nom est donné au parc et une stèle dédiée à sa mémoire est érigée à côté du bassin et du théâtre de verdure.
Foyer restaurant de retraités (rue Jules-Guesde) :
Inauguré le 16 octobre 1966.
SOIXANTE-ET-ONZE (Théâtre)
La Commune de Paris
Gouvernement révolutionnaire formé à Paris en mars 1871 et premier pouvoir révolutionnaire prolétarien. Les échecs successifs infligés par les Prussiens à l'armée française et le siège de Paris favorisent le développement de forces révolutionnaires hostiles à la capitulation. Après la signature de l'armistice (janvier 1871) et le transfert de l'Assemblée à Versailles (mars), Thiers décide de récupérer les canons regroupés à Montmartre et occupe militairement Paris. C'est l'insurrection. Le Comité central de la Garde nationale, soutenu par l'Association Internationale des Travailleurs, décrète l'élection du Conseil de la Commune, proclamée le 28 mars. Le mouvement s'étend à Lyon, Marseille, Narbonne, Toulouse, Saint-Etienne. La Commune vote plusieurs décrets (maximum des salaires, séparation de l'Eglise et de l'Etat, reprise des associations ouvrières des ateliers, etc.). Les dissensions politiques l'affaiblissent dans sa lutte contre les troupes versaillaises. Après avoir occupé des positions stratégiques en banlieue, les Versaillais entre dans Paris le 21 mai et mettent fin à la Commune lors d'un véritable carnage (semaine sanglante). Exécutions sommaires de Fédérés par les Versaillais, massacres d'otages, incendies de monuments publics (hôtel de ville, Tuileries) par les Communards. Sanglants combats au Père-Lachaise où sont fusillés 147 Fédérés. Répression terrible : condamnations à mort, déportations, travaux forcés.
Théâtre 71, scène nationale :
C'est en hommage au centenaire de la Commune et sur la suggestion de Guy-Kayat que le théâtre, inauguré en 1971 par Jacques Duclos, reçoit ce nom. La Municipalité avait fait appel à Guy Kayat dès 1965 pour créer cours dramatique pour les jeunes de a ville, puis lui avait confié la responsabilité d'un festival annuel à dominante théâtrale 'le Mai culturel de Malakoff " à partir de 1968. Des lieux divers accueillirent ses créations (théâtre de verdure, stade Cerdan, usine Skaï désaffecté, marché). Mais il devenait nécessaire de créer un lieu scénique fixe, polyvalent et adapté à des mises en scène non conventionnelles. C'est dans le cadre de la rénovation du nord de Malakoff et de la Place du 11-Novembre que fut construit le Théâtre 71 (architectes Lana et Rozen) D'abord Centre d'Animation Culturel, il devint en 1991, lors de sa rénovation complète, "Scène nationale". Inauguration le 16 février 1992.
SOWETO
"Ville martyre d'Afrique du Sud", est-il marqué sur la plaque de ce square apposée le 16 juin 1978. C'est le16 juin 1976, qu'à Soweto, écoliers et étudiants noirs manifestèrent contre la décision du gouvernement blanc d'imposer l'Afrikaans comme langue obligatoire de l'instruction. La police tira sur ces jeunes désarmés. Il y eut plusieurs morts dont Hector Petersen,13 ans. Soweto devint le symbole de la résistance des jeunes noirs au régime de l'Apartheid.
Square (entrée voie d'Issy, côté place du Colonel-Fabien) :
Inauguration de la plaque le 16 juin 1978.
