K-L-M-N
L
LAFOREST
Il s'agit peut-être du nom de l'ex-propriétaire des terrains sur lesquels a été aménagée la rue. Quant à l'origine du patronyme, l'allusion à "la forêt" est évidente. Il faut se rappeler qu'une partie du territoire de Vanves était jadis une forêt domaniale.
Foyer résidence de retraités (7 rue Laforest) :
Inauguré en septembre 1974.
LANGEVIN Paul (1872-1946)
Physicien. Auteur de recherche sur les gaz ionisés, la biréfringence électrique et magnétique, l'inertie de l'énergie et le paramagnétisme. Il a contribué à la vulgarisation de la théorie de la relativité. Pendant la Guerre de 14-18, il met au point la technique des ultrasons qui permet la détection des sous-marins. Il succède en 1935 à Henri Barbusse comme président du Comité mondial de lutte contre la guerre et le fascisme. Partisan d'une alliance franco-anglo-soviétique, il est choqué par le pacte germano-soviétique, mais s'élève contre la répression anticommuniste. Il témoigne en faveur des députés communistes traduits en justice le 29 mars 1940. Le 30 octobre, il est arrêté par les Allemands dans son bureau de l'école de physique et de chimie. Devant l'indignation qui s'exprime, il est libéré et mis en résidence surveillée. Révoqué, arrêté à nouveau, puis relâché, il se réfugie en Suisse. Il rentre en France en septembre 1944 et préside la commission pour la réforme de l'enseignement, connue sous le nom de commission Langevin-Wallon. Deux ans après sa mort (il eut droit à des obsèques nationales), ses cendres sont transférées au Panthéon.
Écoles maternelle et élémentaire (15 rue André-Rivoire) :
Ouverture de la maternelle en 1962, de l'école élémentaire en 1963.
LANVIN Marc
Mort dans la nuit du 29 au 30 juin 1968 lors d'une manifestation à Arras. La municipalité décide d'attribuer son nom à un square de la ville et inaugure la plaque le 6 juillet 1968.
Square (angle Gabriel-Péri/Jules-Ferry)
LAROUSSE Pierre-Athanase (1817-1875)
Né à Toucy. Lexicographe et éditeur français. Il fonde en 1852, avec Augustin Boyer, la Librairie Larousse et Boyer, devenue la Librairie Larousse. Il édite des livres scolaires qui renouvellent les méthodes de l’enseignement primaire. Puis il entreprend la publication du Grand Dictionnaire universel du XIXème siècle en 15 volumes (1866-1876) qui, dès 1863, paraît en fascicules.
Square (angle rue Henri-Martin/avenue Pierre-Larousse) :
La villa Chantemerle, acquise par Pierre Larousse en 1846, au 26, rue de Beauvais (le Conseil municipal lui donne le nom de Larousse en 1888) est vendue à la Ville en 1922 par Mmes Alliou et Falaizeau et Mlle Nolleau, dont le père, Constant Nolleau, artiste peintre, mort en 1902 à l'âge de 76 ans, était le légataire universel de Mme Veuve Pierre Athanase Larousse. Le legs inclut une statue offerte en 1919 par Mme Laurence Dupuy, épouse du préfet du Nord. Le bâtiment qui se trouvait sur la propriété a abrité successivement la recette municipale, les services techniques, les ambulanciers municipaux, la Maison des enfants (créée en 1955), le poste de police, un foyer de personnes âgées. Une parcelle est cédée à l'Office municipal pour y construire la tour Henri-Martin (inaugurée en septembre 1967). Aménagement du square en1976. Inauguration en juin 1977.
LÉGER Fernand (1881-1955)
Né à Argentan. Peintre français. D'abord dessinateur dans un cabinet d'architecte à Caen, il entre aux Arts décoratifs à Paris. Ses premières œuvres sont influencées par les Fauves, puis par Cézanne. Installé à la Ruche à partir de 1908, il fait la connaissance de Modigliani, Delaunay, Max Jacob, etc. A partir de 1910, il participe aux expositions des cubistes. Il aborde la non-figuration en 1913. Vers 1924, il crée de grandes compositions pouvant s'intégrer dans l'architecture. Il s'exile aux Etats-Unis pendant la 2e guerre mondiale. Il s'oriente ensuite vers des allégories du travail et de la vie populaire (Les Cyclistes. Les Constructeurs). Il a également créé un film, des décors de théâtre, des vitraux, des mosaïques, des cartons de tapisserie.
Ecoles maternelle et élémentaire (19 rue Ernest-Renan) :
Inauguration le 18 septembre1971. Agrandissement, printemps 2002. Inauguration 5 mars.
LÉNINE Vladimir Illich Oulianov dit (1870-1924)
Né à Simbirsk. Révolutionnaire russe. Militant révolutionnaire et membre de cercles marxiste, il crée en 1895 l'Union de lutte pour la libération de la classe ouvrière. Après trois ans en résidence surveillée en Sibérie, il s'installe à Genève où il fonde le premier journal marxiste russe, L'Iskra. (1900). Il formule la théorie d'un parti marxiste dirigeant le combat politique révolutionnaire du prolétariat dans Que faire ? (1902). Il devient le chef de la majorité bolchevique du Parti ouvrier social-démocrate russe (1904), rentre en Russie pour participer à la révolution de 1905. Exilé en 1907, il fonde le Parti bolchevique et son journal La Pravda (1912). Revenu en Russie en février 1917, il organise la Révolution d'octobre et fait adopter par le 2e Congrès des Soviets (1918) les décrets sur la paix et sur la terre (abolition du droit de propriété des grands propriétaires fonciers). Elu Président du Conseil des commissaires du peuple, il se consacre aux premières étapes de la construction du socialisme économique et politique. Fondation de la 3e Internationale et de l'URSS.
Stade Lénine
Complexe sportif (rue Jules-Ferry) :
Stade avec un terrain de foot, une piste de 200 m, des aires d'athlétisme, un gymnase, une aire de pétanque, un stand de tir. Le stade, commencé en 1937, est inauguré en 1939, peu avant la guerre. En 1984, il est entièrement rénové. En 1995, s'y ajoutent la salle gymnique Yvon-Pinon et l'aire de jeux libres. Le 4 avril 1998, une aire pour rollers est inaugurée.
M
Général MALLERET-JOINVILLE (1914-1960)
Chef d'état-major national des FFI. Employé de banque à 15 ans, Alfred Malleret travaille ensuite à l'école de musique de Vincennes, puis dans une compagnie d'assurance où il crée une section syndicale CGT. Il adhère au Parti communiste en 1937. Mobilisé en 1939, fait prisonnier dans les Ardennes, évadé en 1942, il rejoint la Résistance, dont il devient le chef pour la région Rhône-Alpes. Devenu Malleret-Joinville et nommé chef des Corps-Francs de la Libération, il mène le combat contre l'ennemi sous toutes ses formes. Lors de l'arrestation du Général de Jussieu, il le remplace comme chef de l'état-major des FFI et participe comme tel à la Libération de Paris. Il est chef de cabinet de Maurice Thorez (ministre d'Etat dans le Gouvernement de l'après-guerre) et député de la Seine jusqu'en 1958.
Square (entre la rue du même nom et le bd du Colonel-Fabien) :
Après la guerre, la municipalité de Malakoff avait décidé d'honorer la mémoire du Colonel Fabien en donnant son nom à une partie du boulevard de Vanves, tandis que Châtillon baptisait l'autre partie "boulevard Malleret-Joinville". Mais en 1983, le nouveau maire (RPR) de Châtillon débaptise certaines rues, dont ce boulevard. Le 9 mars 1985, en présence de Ségolène Malleret, sa veuve, et de Paul, son fils, le nom du Général Malleret-Joinville est donné à une partie de l'allée d'Issy et au terrain attenant aménagé en square.
MARIE-THÉRÈSE
Centre de santé (53 rue Gambetta) :
En janvier 1912, la sœur Félicité Beauvois, détachée de l'hôpital Saint-Joseph (Paris) loue une chambre, rue Danicourt. Elle y donne des soins et effectue des visites à domicile. En 1914, avec une autre sœur, elle crée un "fourneau économique" : avec un âne attelé à une petite voiture, elles apportent de la nourriture de l'hôpital Saint-Joseph. Elles ouvrent aussi une "Charité maternelle" pour accueillir les mères célibataires. En 1917, elles achètent une ferme rue Gambetta et le terrain attenant. Le 12 mars 1918, l'association Marie-Thérèse est déclarée officiellement. Son but est "la création et le fonctionnement d'un dispensaire d'hygiène sociale et de préservation anti-tuberculeuse". Le 10 août 1924, l'association est reconnue d'utilité publique par décret signé de Gaston Doumergue. Ce même décret autorise l'affectation des Filles de la Charité de St-Vincent-de-Paul au dispensaire. Elles s'en occupent jusqu'en 1987. En 1998, le dispensaire est menacé de fermeture. Avec le soutien de la mairie et de la population, il trouve les aides nécessaires pour continuer. Ayant retrouvé un deuxième souffle, il s'est agrandit.
MÔQUET Guy (1924-1941)
Militant des Jeunesses communistes de Paris. Fils du député communiste Prosper Môquet, il entre dans la Résistance après l'arrestation de son père (incarcéré, puis déporté en Algérie). Arrêté et interné à 16 ans à Fresnes, il est transféré à Châteaubriant, où il est le plus jeune interné (17 ans). Il figure sur la liste des 27 otages fusillés par les nazis, le 22 octobre 1941. Avant de mourir, il laisse ce dernier message : "Ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Vous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir."
École élémentaire (mail Maurice-Thorez) :
Construite en 1966/1967, inaugurée le 15 juin 1968. Agrandi et rénové en 1991, le bâtiment accueille désormais l'école maternelle qui se trouvait auparavant rue Pierre-Valette. La maternelle Guy-Môquet est inaugurée le 11 janvier 1992.
Club ados (mail Maurice-Thorez) : ouvert en 1972.
Maison de l'Enfant (10/12 av. Maurice-Thorez) : inaugurée le 8 septembre 1990.
MOULIN Jean (1889-1943)
Né à Béziers. Résistant français. Préfet de Chartres en1940, il refuse l'ordre des Allemands de signer une déclaration accusant les soldats sénégalais d'avoir commis des atrocités et résiste à la torture. Révoqué, il gagne Paris où il rejoint la résistance. Puis il gagne Londres où il se rallie au général de Gaulle. Il est chargé par celui-ci d’unifier la Résistance française. Le 27 mai 1943, il préside la réunion fondatrice de ce qui sera Conseil national de la Résistance. Livré peu après aux nazis à la suite d’une trahison (à Caluire), il meurt des suites de tortures. Ses cendres sont transférées au Panthéon en 1965.
Square (angle rues Jean-Moulin/Etienne-Dolet).
N
NERUDA Ricardo Neftali Reyes dit Pablo (1904-1973)
Poète chilien. Poète de la terre et de l'amour. La femme est pour lui symbole du monde à découvrir. Il prend position pour les Républicains espagnols dans L'Espagne au cœur (1938) et exalte la résistance russe contre le nazisme (Chant à Stalingrad). Sa carrière de diplomate le fait voyager dans le monde entier. En 1943, son adhésion au Parti communiste l'exile de son pays. De retour en 1950, il écrit le Chant général qui célèbre la vie du nouveau continent sous toutes ses formes, dénonce les conquérants et crie sa fraternité avec les exploités. Prix Nobel de littérature en 1971.
Médiathèque (24 rue Béranger) :
Une première bibliothèque existait déjà en 1881. En 1932, elle est installée dans le même bâtiment que la Justice de Paix. La nouvelle bibliothèque, rue Béranger, est inaugurée le 18 novembre 1972. Le 28 septembre 1974, une plaque est apposée en hommage à Pablo Neruda. L'étage de la discothèque a été agrandi et rénové de l'été 1998 à février 1999. Inauguration le 13 mars 1999. Le bâtiment est rénové en 2009-2010 et la bibliothèque-discothèque devient médiathèque, avec la création d'un espace multimédia. Inauguration en juin 2010. La médiathèque Pablo-Neruda arbore désormais le portrait de l'écrivain sur sa façade.
NORMANDIE-NIEMEN
Formation aérienne de chasse appartenant aux forces françaises libres. Elle fut intégrée à une division aérienne soviétique de 1942 à 1945.
Square (angle bd Gabriel-Péri/Raymond-David) :C'est le 8 mai 1983 que le square du bd Raymond-David reçoit le nom de Normandie-Niemen.
NOTRE-DAME DE MALAKOFF
Eglise paroissiale (80 av. Pierre-Larousse) :
En 1858, les familles Turgie et Danicourt firent don à la municipalité de Vanves d'un terrain de 400 m2, sis rue de Beauvais (l'actuelle avenue Pierre-Larousse), à la condition d'y faire bâtir une chapelle vouée au culte catholique. En 1961, M. Dépinoy, maire de Vanves, en pose la première pierre. Bâtie dans le style néo-roman, la chapelle est dédiée, le 6 septembre 1863, à Notre-Dame de la Nativité. A noter que le 8 septembre est à la fois la fête de la nativité de la vierge dans la liturgie catholique et l'anniversaire de la prise du fort de Malakoff pendant la guerre de Crimée. Cette coïncidence a peut-être contribué au choix du patronage de la chapelle. A noter aussi que la cloche d'origine avait été offerte par M. Dépinoy. Les premières années, un vicaire de Vanves vient célébrer la messe, mais pour les mariages et les enterrements, il faut encore aller à la paroisse Saint-Rémi de Vanves. Après de nombreuses réclamations des habitants du quartier, la chapelle fut érigée en église paroissiale et dotée d'un curé en 1873. C'est en l'honneur du centenaire de la médaille miraculeuse (1930), que l'église prend le nom de "Notre-Dame de la Médaille miraculeuse". Dans l'intervalle, en1906, du fait de la séparation de l'Église et de l'État, elle est devenue propriété de la commune. De même que son orgue, œuvre de Cavaillé-Col, acquise par la paroisse en 1877. Inscrite au catalogue du célèbre facteur d'orgue, elle fut installée par lui et il en assura aussi le "relevage" en 1897. Après expertise, l'orgue est classé en mai 1985 par la Commission des Monuments historiques. 1987/1988 : les travaux de relevage sont effectués aux frais de la commune avec subventions du Département et de la Région. Les précédents "relevages" (1922 et 1964) avaient été aux frais de la paroisse.
NOTRE-DAME DE FRANCE
Un groupe de sœurs de la Providence (congrégation fondée en 1806 à Ruilé-sur-Loir), établies en janvier 1875, rue du Camp-Français (devenue rue Victor-Hugo), pour s'occuper d'un internat libre auquel s'ajoute bientôt un externat et un ouvroir pour les enfants de la paroisse, acquièrent en 1883 une propriété plus vaste qui devient l'Institution Notre-Dame de France, située rue du Chemin-de-Fer (actuelle rue Arblade). Le parc s'étendait jusqu'à la rue Raymon-David et au boulevard Camélinat. En 1896, la prospérité de la maison permet l'agrandissement du bâtiment et la construction d'une chapelle. Lors de la fermeture des écoles congréganistes en 1903, la communauté quitte les lieux en juillet, mais à la rentrée suivante, quelques sœurs sécularisés assurent de nouveau la classe. En 14-18, l'Institution, transformée en ambulance, accueille des blessés. Pendant la 2e guerre, le souterrain qui débouche dans le parc (et qui se prolongeait autrefois, dit-on jusqu'à Meudon,) sert d'abri aux habitants voisins lors des alertes. La statue de Notre-Dame, présente dès 1883, endommagée par les bombardements en 1946, est remplacée par une nouvelle, commandée à un sculpteur de Malakoff, Jean Joachim. L'Institution s'agrandit à plusieurs reprises (1961, 1970, 1982). Par ailleurs, une partie du parc est cédée pour l'élargissement de la rue Raymond-David et la création de la coulée verte.
NOUZEAUX (Jardin et aire de jeux des)
Le terme serait dérivé du mot "noue". Selon le Larousse de 1910 : il désigne un sol gras et humide, cultivé en prairie pour servir de pâturage. Au lieudit des Nouzeaux, existaient des pâturages pour les troupeaux des bouchers parisiens (Vaugirard). Dans le cahier de doléances présenté aux Etats généraux de 1789, figure une demande de suppression de ces pâturages. En 1840, il y existe des vignes ainsi qu'une importante industrie de blanchissage. A noter que "noue" signifie aussi : ancien lit d’un cours d’eau où il reste encore de l’eau.
Le jardin "botanique" a été créé en automne 1987. Il est couplé avec une aire de jeux pour les jeunes de la cité riveraine. Inauguration le 10 octobre 1987
