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CENTENAIRE (Jardin du)
Les fêtes du centenaire de la ville se sont déroulées les 4, 5 et 6 novembre 1983. Au programme : une exposition "Malakoff à 100 ans", le baptême de la locomotive "Malakoff centenaire" à la gare Montparnasse, l'inauguration de plaques commémoratives au 15/17 rue de la Tour et au square Féburier, la réception des maires des villes jumelées, une soirée rock sous chapiteau, des animations de rues, un apéritif géant et un spectacle Francesca Solleville et Marcel Amon suivi d'un grand bal au stade Lénine. Cette même année, d'autres festivités ont été placées sous le signe de ce centenaire, telles que la kermesse et plusieurs inaugurations dont celle du jardin dédié au Centenaire.
Le jardin :
La première tranche de ce jardin, à l'angle des rues Gambetta et Chauvelot, est inaugurée par Léo Figuères, maire de Malakoff, le 12 février 1983. Le projet est né dans les années 80, dans le cadre de la rénovation du quartier nord. L'espace, destiné à faire "respirer" ce quartier fortement urbanisé, s'agrandira par tranches successives, à mesure que la Ville acquiert de nouvelles parcelles. 2e tranche en 1985 (ouverture côté rue du Dr Ménard, création de la fontaine, installation d'une clôture). 3e tranche en 1989 (avec plage de sable et jeux pour les enfants). 4e tranche (angle Gambetta/rue du Docteur-Ménard) en 1995. Six arbres de l'école Jean-Jaurès sont transplantés dans cette extension où seront aménagés une allée et un "coin repos" ombragé en novembre 1996. 5e tranche (côté rue Chauvelot) en 2000, avec installation d'un kiosque, création d'une nouvelle allée et plantation de nombreux arbres. 6e tranche prévue pour 2004.
CERDAN Marcel (1916-1949)
Né à Sidi-Bel-Abbès. Boxeur français. Il remporta le titre de champion de France des poids mi-moyens en 1938 et celui de champion du monde des poids moyens en 1948. Il trouva la mort dans un accident d'avion au large des Açores.
Complexe sportif :
Stade Cerdan
Stade avec deux terrains de foot, une piste de 400 m, des aires d'athlétisme, un boulodrome, un mur d'escalade, un gymnase multiple. Le stade a été inauguré en 1951 et le gymnase en février 1982. Rénovation du stade avec agrandissement du terrain et aménagement de la piste et des aires d'athlétisme en 1985/1986. Les nouveaux équipements sont inaugurés le 30 mai 1987. Inauguration du mur d'escalade en février 1989. Le gymnase a été complété en 1994 par la création des deux salles polyvalentes Fernand-Balzano. Inauguration de la nouvelle tribune du stade, le 4 mai 2002.
CHEMIN DE FER (Square du)
Entre les deux voies ferrées, à l'entrée de Malakoff en venant de Vanves. Boulevard Gabriel-Péri, face à la rue Arblade (ex-rue du Chemin-de-fer). Près du pont sur lequel passe la voie ferrée vers l'ouest. A cet endroit se trouvait jadis le bâtiment de l'octroi entre Vanves et Malakoff. Le square a été aménagé dans les années 90 dans le cadre des travaux pour la mise en place de la ligne du TGV et l'aménagement de la coulée verte. Inauguration en 1992.
CHRISTOPHE Eugène (1885-1970)
Employé municipal et coureur cycliste. Il participa onze fois au Tour de France, termina celui-ci à la deuxième place en 1912, à la 3e en 1919, année où il fut le premier porteur du Maillot Jaune à l'étape Grenoble-Genève. Il fut également vainqueur dans de nombreuses autres courses. Cri-cri, dit le Vieux Gaulois, était coursier de la mairie et sillonnait la ville en tous sens sur son vélo. Dans les années cinquante, il fut le président de la section cyclisme de l'USMM. S'il abandonna la compétition à quarante ans après un dernier Tour, il enfourchait encore sa bécane à 85 ans.
Square (bd Charles-De-Gaulle, à côté de la station de métro Plateau de Vanves) :
Ce square, aménagé dans les années 80 et appelé square de la Coulée verte en 1992, a changé de nom le 20 septembre 2003, date à laquelle a été inaugurée la plaque dédiée au coureur cycliste Eugène Christophe : digne façon de fêter à la fois le centenaire du Tour de France et la journée sans voiture. Fixée au bord de la piste cyclable, la plaque reproduit la silhouette de Cri-Cri en pleine action. Elle a été exécutée par un ferronnier d'art, Bernard Collin. Une façon de rendre aussi hommage aux talents de forgeron de notre cycliste qui, en 1913, avait réparé lui-même sa fourche à la forge de Sainte-Marie-de-Campan en quatre heures !
COGNIOT Georges (1901-1978)
Né à Montigny-les-Charlieux (Haute-Saône). Enseignant, intellectuel communiste, défenseur infatigable de l'enseignement public, de la laïcité et de la culture pour tous. Père agriculteur, mère institutrice. Agrégé de lettres à 23 ans, il a enseigné à Evreux, Dijon, Douai, Saint-Quentin et Paris (lycée Voltaire). Dès 1921, il milite au Parti communiste, puis à l'Internationale des Travailleurs de l'Enseignement. Il participe à la création de l'Université ouvrière de Paris, à la lutte contre le fascisme, pour la paix et le Front populaire. Elu député en 1936, il devient rédacteur en chef de L'Humanité et fonde, avec Paul Langevin et Henri Politzer, la revue La Pensée. Prisonnier en 1940, il s'évade du camp de Compiègne et entre dans la Résistance. De 1944 à sa mort, il est à la fois responsable au sein du Parti communiste, élu à l'Assemblée nationale, puis au Sénat, donne des cours à l'Université Nouvelle (héritière de l'Université ouvrière), écrit de nombreux ouvrages sur l'enseignement, les penseurs matérialistes de l'Antiquité à Marx et l'histoire du communisme, dirige (à partir de 1966) l'Institut Maurice-Thorez (aujourd'hui Espaces Marx).
Ecoles maternelle et élémentaire (7/17 av. du Maréchal-Leclerc) :
(Auparavant une maternelle "Les Marronniers", avait ouvert rue Gambetta en 1974 por absorber le trop plein de la maternelle Ferand-Léger. Après l'ouverture de la maternelle Cogniot, les Marronniers deviendront centre de loisirs jusqu'à leur remplacement par l'Aquarium). Groupe scolaire inauguré le 15 septembre 1979.
CORSICO
Square (bd Gabriel-Péri, en face du nouveau conservatoire) :
La ville de Corsico, banlieue industrielle de Milan, est jumelée à Malakoff depuis 1970. Une histoire d'amitié, jalonnée par de nombreux échanges et visites, entre élus comme entre jeunes des deux villes. Le square est inauguré le 30 mai 1981.
CROIZAT Ambroise (1901-1951)
Le père de la Sécurité sociale. Membre du Parti socialiste, puis du Parti communiste en 1920. Ouvrier, il est aussi militant syndical. Au congrès de Toulouse qui voit la réunification de la CGT, il devient secrétaire général de la fédération de la métallurgie. Elu député en 1936, il participe à l'élaboration des lois sociales du Front populaire. Prenant prétexte du pacte germano-soviétique, le Gouvernement organise la répression anticommuniste dès la déclaration de guerre. Ambroise Croizat est arrêté en octobre 1939, condamné à cinq ans de prison, puis déporté en Algérie. En 1943, lors du débarquement des Alliés en Afrique du Nord, il est libéré. Le PCF le délègue auprès du Gouvernement provisoire présidé par le Général De Gaulle. Il retrouve son mandat de député en 1946 et devient ministre du Travail (jusqu'à l'exclusion des communistes du Gouvernement en mai 1947). Comme tel, il met en œuvre la Sécurité sociale.
Foyer-résidence de retraités (102 rue Paul-Vaillant-Couturier) :
Ouvert en 1972. Rénové en 1993.
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DESCARTES René (1596-1650)
Philosophe français. Il fait ses études au collège jésuite de La Flèche, passe une licence en droit, suit une instruction militaire en Hollande sous les ordres de Guillaume de Nassau, puis s'engage dans les troupes de duc de Bavière. Après divers voyages en Europe, il s'installe à Paris, puis en Hollande et consacre désormais sa vie à la science et à la philosophie. Refuser l'usage dogmatique de l'autorité et n'admettre en sciences que la raison, telle est l'exigence de Descartes. Il formule une méthode de raisonnement s'inspirant des mathématiques, invente la géométrie analytique, établit la loi de la réfraction optique. Le cartésianisme inspirera les philosophes rationalistes des XVIIème et XVIIIème siècles.Université (10 av. Pierre-Larousse)
Université :
Depuis 1976, sous le nom d'Université René-Descartes, la faculté de droit de Paris V et les premiers cycles en Sciences humaines de la région sud occupent ce bâtiment de style Arts déco. Il abritait auparavant Supélec. Fondée en1884 et trop à l'étroit dans ses locaux parisiens de la rue de Staël, l'Ecole supérieure d'électricité choisit de construire sur ce site, alors occupé par une briqueterie. Le 10 novembre 1927, le Président de la République Gaston Doumergue inaugure la nouvelle école. Le 24 avril 1931, une expérience de "vision-phonie" y est réalisée sous la direction de René Barthélémy, considéré depuis comme le fondateur de la télévision en France. Trop à l'étroit dans ce bâtiment (pourtant agrandi dans les années 60), Supélec est partie en 1975 pour Gif-sur-Yvette.
DUCLOS Jacques (1896-1975)
Né à Louey (Hautes-Pyrénées). Résistant, dirigeant du PCF. Garçon pâtissier à 15 ans. Mobilisé en 1915, il participe aux combats de Verdun. Prisonnier en 1917, il est libéré lors de l'armistice. Il fonde l'ARAC avec Henri Barbusse et adhère au Parti communiste en 1920. Il devient membre du comité central (1926), puis du bureau politique (1931) et fait partie de la commission exécutive de la 3e Internationale. Député dès 1926, il sera parlementaire tout au long de sa vie militante, sauf pendant la guerre. Réfugié en Belgique en 1939, lors de l'interdiction du PCF, il revient en France en juin 1940. Le 10 juillet, avec Maurice Thorez, il signe un texte d'appel "Le peuple de France ne sera jamais un peuple d'esclaves". Il dirige ensuite le PCF clandestin en tandem avec Benoît Frachon. Le 15 mai 1941, il lance un appel pour la formation d'un Front national de lutte pour l'indépendance nationale. Après la Libération, lorsqu'on entre dans la période de la guerre froide, il se montre défenseur ardant de l'URSS et du "camp socialiste". Il est emprisonné à plusieurs reprises. Candidat à l'élection présidentielle en 1969, il obtient plus de 20 % des voix.
Gymnase (place de la République) :
Inauguré 27 septembre 1975, en présence de G. Herrmier.
