Une grande diversité du bâti

immeuble et maisonLa diversité des formes et des architectures est un élément marquant du paysage communal. Diversité des formes car dans tous les quartiers, les immeubles collectifs côtoient les petits pavillons, les ateliers et les immeubles de bureaux ; diversité des architectures due à cette mixité mais aussi à la juxtaposition de bâtiments de différentes époques. La répartition des diverses typologies est équilibrée sur l’ensemble du territoire. On ne trouve aucun quartier où n’est implanté qu’un seul type de construction.

Cette diversité offre parfois un paysage urbain déstructuré, avec des hauteurs de constructions mitoyennes très variées, des ruptures d’échelles, des matériaux divers. Mais elle rompt la monotonie du paysage et fait que chaque rue est différente, que chaque îlot a sa propre identité. La mixité habitat-emploi génère aussi une vie active du quartier et de la rue.

De nombreuses habitations individuelles

Le caractère prédominant qui apparaît à l’étude des emprises bâties est l’importance et l’émiettement homogène, sur tout le territoire, de l’habitat individuel. L’organisation de cet habitat est différente selon les quartiers : plus compacte et continue au Nord, sous la forme de maisons de ville. Plus individualisée et moins ordonnée au Sud, sous la forme de pavillons.

La maison de ville est un élément-clé du paysage urbain de Malakoff. Un des points remarquables de la découverte de Malakoff est en effet la présence de nombreuses petites maisons de ville dispersées dans le tissu urbain. Très courant dans les années 1920-30, ce tissu de maisons de ville s’est raréfié dans la première couronne parisienne. La persistance de ce tissu, que les règles d’urbanisme en vigueur depuis 1983 ont su préserver, est aujourd’hui une particularité des paysages de Malakoff.
Témoins de l’urbanisation originelle de la ville (lotissements Chauvelot), les maisons de ville forment un élément identitaire et patrimonial du paysage. Leur restauration s’accompagne parfois d’innovations architecturales tout à fait intéressantes qui contribuent à dynamiser et à rajeunir le paysage par une architecture contemporaine et créative.
Ces maisons de ville sont réparties de façon à peu près homogène sur l’ensemble du territoire. Leur implantation dans le tissu urbain est cependant variée : elles peuvent être soit isolées au milieu d’immeubles collectifs, soit regroupées et alignées en dessinant ainsi un espace urbain particulier, comme dans la rue Gerber par exemple. Dans ce cas, la rue elle-même devient un patrimoine non plus architectural mais urbain.

L'habitat collectif

L’habitat collectif est également présent sous diverses formes.
De petits immeubles collectifs datant du début du siècle jalonnent le territoire, plus particulièrement au Nord de la commune où l’urbanisation est la plus ancienne.
Les groupes d’immeubles collectifs, de construction plus récente, sont présents dans tous les quartiers de la ville. Ils sont composés de grands immeubles indépendants du système urbain ou implantés en continu le long des voies. Ils sont généralement accompagnés de grands espaces libres plantés.

Des activités économiques variées

On trouve des locaux d’activité dans tous les quartiers de la commune, avec une forte concentration dans le quartier Nord.
Il s’agit en général de petits locaux de 100 à 500m2, dont la construction date de la première moitié du siècle. Toujours en activité, ils accueillent des petites et moyennes entreprises, des artisans et artistes.
En parcourant la ville, l’on peut découvrir :

  • De petites usines ou grands ateliers, occupant toute la surface de la parcelle, construits en briques et surmontés d’une charpente métallique avec toit à double pente ou sheds.
  • De petits ateliers, occupant le rez-de-chaussée d'un immeuble édifié en front de rue dont les étages sont affectés à l'habitat. Un porche dessert la cour et les bâtiments de production sont situés en fond de parcelle.

Élément majeur du patrimoine urbain de la commune, la présence de nombreux bâtiments artisanaux ou industriels témoins d’une époque où les petites entreprises familiales ou artisanales étaient mêlées au tissu d’habitation. Un certain nombre d’entre eux sont de qualité architecturale intéressante et témoignent de l’architecture industrielle du début du XXème siècle.
Mais si ces bâtiments parlent du passé, ils peuvent aussi et surtout parler de l’avenir. Beaucoup d’artistes et d’entreprises exerçant dans le secteur de l’audiovisuel ou de l’édition se sont installés dans ces locaux d’activité modulables et de caractère. À l’échelle de Malakoff, ces bâtiments rénovés et réutilisés par des entreprises donnent une image dynamique et originale de l’activité économique, moins stéréotypée que celle des grands immeubles de bureaux.

Les immeubles de bureaux, principalement situés à proximité des stations de métro ou le long des grandes voies (Bd Charles-De-Gaulle, avenue Pierre-Brossolette, Bd Stalingrad) sont de construction relativement récente et ont remplacé les anciens bâtiments industriels.
La tertiairisation de l'économie s'est inscrite dans le paysage de la ville avec l'apparition de ces immeubles en béton et façades de verre, hauteur de R + 4 ou 5, en alignement de rue, parking en sous-sol et espaces verts d’accompagnement.

Des équipements publics

Les équipements publics sont nombreux, répartis sur l'ensemble du territoire communal. Ils sont en général peu concentrés, sauf :

  • Place du 11 novembre, au cœur de ville, où l’on trouve la mairie, le théâtre, une école maternelle, une crèche, le marché couvert et un parc public de stationnement;
  • Autour du mail Guy-Môquet qui regroupe : Un gymnase, une Maison de l’Enfant, un centre de loisirs pour adolescents, une école maternelle et primaire.

Les équipements les plus anciens sont souvent intégrés et accolés au bâti voisin (écoles maternelle et primaire Jean Jaurès, centre de santé, maison des associations).
La plupart des équipements de construction récente sont accompagnés d’espaces privatifs plantés qui constituent une respiration au cœur des quartiers.
Un équipement marque fortement le paysage. La Faculté de Droit René Descartes, située à l’une des entrées de la commune, possède une architecture et une décoration remarquable. Implanté sur un îlot de grande taille, cet équipement se démarque physiquement des autres bâtiments de l'avenue Pierre Larousse.

Des monuments classés

Enfin, la ville de Malakoff compte trois bâtiments inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. L’actuelle Maison des Arts, ancien pavillon de chasse construit à la fin du XVIIIe siècle, l’ancienne usine Claquesin, fleuron de l’architecture industrielle du début du XXe siècle et certaines parties de l’ancienne Ecole Supérieure d’Electricité, actuelle université René Descartes.
Une liste des bâtiments et éléments remarquables du patrimoine communal a été établie par la Direction Régionale des Affaires Culturelles dans le cadre d'une étude portant sur l'ensemble du département des Hauts-de-Seine. Elle recense des bâtiments et détails architecturaux présentant des qualités particulières.
Au-delà de ce recensement, quelques bâtiments édifiés dans les années 30 ou 50 témoignent d’une qualité architecturale certaine.

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